‹ Tétanos BulbaireChapitre 27 sur 29 · Dysphagie et hydrophobie. — Il est intéressant · texte numérisé non relu

Dysphagie et hydrophobie. — Il est intéressant

d'abord de connaître la fréquence de ces deux symptômes. Or, si des 31 observalions que je rapporte j'en élimine 7 qui n’offrent pas d'indications suffisantes, il en

reste 24 sur lesquelles on compte 15 cas, où les phéno-

mènes dysphagiques ont existé. Cette proportion serait donc un peu plus élevée que celle indiquée par M.Villar : 14 sur 28. En ce qui concerne l’hydrophobie, je reconnais avec l’auteur que je viens de citer, qu’elle est excessivement rare, puisque je n’en relève que 3 exemples. Il reste bien entendu que cette statistique ne s’applique qu'aux cas de tétanos bulbaire avec paralysie faciale et non à la généralilé des cas de tétanos bulbaire, car alors on trouverait une fréquence plus grande.

La dysphagie ne se présente pas toujours avec les

mêmes caractères. Son intensité peut varier dans des limites assez étendues, depuis une gêne plus ou moins grande de la déglutition jusqu'à une impossibilité absolue.

Au point de vue de la douleur, rien de particulier à signaler ; ainsi que les contractions des autres muscles, les spasmes pharyngiens peuvent être douloureux ou non. 1 ARE \

La dysphagie se produit dans des circonstances variables. Quelquefoisellesurvientsanscauseappréciable,mais le plus souvent elle est provoquée par les tentatives de déglutition que fait le malade. A ce point de vue la nature des aliments influe d’une façon manifeste sur la dysphagie : c’est ainsi que la déglutition des liquides peut être __ possible alors que la déglutition des solides reste tout à fait empêchée. D'autre part, il arrive que la déglutition, possible pour certains liquides, ne le soit pas pour tous ; par exemple, chez le malade qui fait l’objet de ma deuxième observation, parmi les liquides le vin et le chloral en solution seuls déterminaient la dysphagie, alors que la déglutition des autres aliments, solides et liquides, était parfaitement normale.

Diverses hypothèses ont été émises sur la pathogénie des troubles dysphagiques. M: Villar, dans son travail, après les avoir signalées et discutées conclut : « une explication beaucoup plus simple, explication du reste admise par la plupart des auteurs, c’est celle des spasmes tétaniques des muscles pharyngés, ces spasmes ou contractures étant. déterminés par la même cause qui les fait naître dans les autres groupes musculaires ». J'accepte

entièrement cette conclusion et je pense que l’excitation

Rat Lans

du bulbe par le poison télanigène est bien :

expliquer les contractions du pharyox.

Je serai bref en ce qui concerne les troubles hydropl

biques. D’après ce que j ai observé, bien qu'à certain moments le malade ait eu un facies vraiment ydropho: bique, je n’ai jamais remarqué d'hydrophob > vérita ble, en ce sens que ni la vue d’un liquide quelconque, n° la pensée de boire, ni les tentatives de déglutitionnepro- ; voquaient les phénomènes en question ; au contraire, le malade toujours un verre à la main, faisait des efforts ne

désespérés pour boire. Seulement ilarrivait quelquefois,

d'ailleurs combien elleest rare. rt NT RES 8. Troubles respiratoires. — Je ne fais que les signa ee ler. Leur fréquence est sensiblement la même que celle des spasmes pharyngiens : 16 fois au lieu de 15 sur 24 observations; de même, leur intensité est variable, depuis une simple gêne de la respiration jusqu’à une asphyxie très prononcée : dans les deux cas il y a une cyanose plus ou moins marquée. re Au point de vue clinique, il est possible d’assigner deux causes aux troubles respiratoires : le plus souvent ils résultent de spasmes des muscles du larynx, d’autres fois ils sont déterminés par les contractions des muscles inspirateurs, le diaphragme en particulier. Dans le premier cas lacyanose est très prononcée et l'asphyxie prend

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