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Coupe iiorizontale du limaçon osseux

la lèvre vestibulaire à l'inlùrieur du canal cochléaire, recouvrant l'appareil de Corti, d'où son nom de memhrana tectoria.

La lèvre tyrapanique, prolongée par la membrane basilaire, porte Vorgane de Corti. Celui-ci, difl'érenliation importante de l'épithèlium du canal cochléaire, est

Fig. 135. — Le limaçon membraneux.

formé de cellules épithéliales allongées; il forme sur la membrane basilaire un bourrelet, le bourrelet épithélial.

Les cellules de la partie interne de l'organe de Corti reposent sm' le lahium perforalum et sont dirigées obliquement en dehors; — au contraire, les cellules de l'organe qui reposent sur la membrane basilaire sont dirigées obliquement en dedans. Ces cellules, externes et internes, inversement inclinées, arrivent au contact et circonscrivent ainsi, avec la membrane basilaire un canal prismatique, le canal de Corti. Le plancher de ce canal est formé par la membrane basilaire; ses parois latérales sont constituées par les jibrea de Corti. Ces fibres sont distinguées en internes et externes; ce sont des éléments cellulaires allongés, qui reposent par un pied élargi sur la membrane basilaire, tandis que leur tète, renllée, entre en contact avec la fibre opposée. On les appelle encore piliers de Corti, et leur réunion forme Vurc de Corti.

ASATOMIE MKI)l(;(t i:lllHlillOICAI.K. 18

274, ANATOMIE MÉDICO-CllinUIlGICALE.

En dedans des libres inlernes, on trouve une rangée de cellules longues doni la surface libre est plane cl porte de fins cils : ce sont les cellules acoustiques internes. En dehors des fibres externes, on trouve trois ou quatre rangées de cellules semblables, les cellules acoustiques externes. — Ces cellules acoustiques alternent avec des cellules fusilbrines, les cellules de Deiters. — En dedans et en dehors des cellules acoustiques, on trouve des cellules indifférentes, qui deviennent de moins en moins hautes et se continuent peu à peu avec l'épithélium simple du canal cochléaire.

Caaalde CortL

CelUde, acaajtùjue, vUerne\

I ] Jiemb. de CorlL ( tacLaria.)

CeUudes acouslitjaes cxlcrncs

Fig. 134. — L'appareil terminal nervo-épithélial.

La membrane de Ccrti, née de la crête vestibulaire, flotte au-dessus de l'organe de Corti.

Le nerf cochléaire monte jusqu'au sommet du limaçon dans le canal de la columelle de cet axe, les filets nerveux irradient en éventail dans la lame spirale osseuse pour s enchevêtrer en un plexus ou zone ganglionnaire dans le canal spiral creusé à la base de cette lame. De là, ils abandonnent la lame osseuse, pénètrent par les trous de la zone perforée dans le canal cochléaire et vont se terminer dans les organes de Corti, par des fibres extrêmement ténues, qui suivent un trajet spiral entre les cellules acoustiques internes et externes.

J'ajoute que les parois des rampes vestibulaire et tympanique sont tapissées d'un périoste mince; au niveau de l'insertion de la membrane basilaire, ce périoste épaissi devient le ligament spiral; — entre la membrane basilaire et la membrane de Reissner, il est épais et parcouru par un réseau vasculaire abondant : c'est la zone vasculaire.

DK 1,A Tl'/riv

Artères. — L'arlèro audilivo inlonic, née de In basiliiirc, ost l'artni'o principale du labyrinthe; elle pénètre avec le norl' auditif dans le méat auditif interne, sur le plancher duquel elle se divise en artère cochléaire et artère vestibulaire; elle se divise, comme le nerf, dont elle suit le tronc et les branches. Elle oITre une analogie frappante avec l'artère centrale du nerf optique et de la rétine, et l'on comprend que robsiruclion do cette ai'lère puisse donner lieu i'i une surdité

Fig. 105. — Coupe du limaçon, destinée à montrer la disposition du nerf auditif

et de l'artère auditive interne.

Le nerf auditif se divise, dans le conduit auditif interne, en deux bi'anches, la br. cochléaire, et la br. vestibulaire. La première monte, spiralée, dans le canal central de la columelle; la seconde le divise en trois rameaux; ulrîculaire, sacculairc et ampullairc. — Art. aud, inf., se divisant en : branche cochléaire et branche vestibulaire.

Lam. spir. — La lame spirale osseuse, complétée par la lame spirale membraneuse, divise le canal du limaçon en deux rampes, vestibulaire et tympanique; on voit des rameaux cocliléaires pénétrer dans cette lame, aux différents étages;

immédiate. — Dans le labyrinthe osseux, on trouve encore des artérioles venues de la méningée moyenne, de la stylo-mastoïdienne et de cette artériole si développée chez le nouveau-né et l'enfant qui pénètre par la fossa subarcuala. • — D'après Ilyrtl, l'artère auditive ne s'anastomoserait point avec les autres artères du labyrinthe osseux. — J'ai dit ailleurs que j'avais souvent rencontré deux et même trois artères auditives internes.

Veines. — Une veine auditive accompagne l'artère de même nom; elle se rend au sinus pétreux supérieur. D'autres veinules sortent par l'aqueduc du vestibule et par l'aqueduc du limaçon pour se rendre dans le sinus pétreux supérieur ou dans le

ANATOMIE MÉDIC0-CII1RURG1CAI,E.

siluis latéral. — Les veinules du labyrinthe osseux s'anastomosent avec les veines de la dure-mère et de la caisse tympanique. — J'ai déjà fait ressortir l'importance au point de vue pathologique de ces connexions vasculaires.

Lymphatiques. — On ne les connaît pas. La plupart des auteurs masquent notre ignorance sur ce point en parlant des voies lymphatiques de l'oreille interne. Ce

Fig. 156. — Topographie du labyrinthe.

qu'ils décrivent sous ce nom n'a rien à faire avec le système des vaisseaux lymphatiques de l'oreille interne, qui est encore à décrire.

Topographie du labyrinthe. — La planche i7>6 montre les rapports des diverses parties du labyrinthe avec la paroi interne de la caisse, la carotide et le nerf facial. — J'ajoute que le labyrinthe, protégé contre les blessures directes par sa situation profonde et l'épaisseur de sa paroi osseuse, est rarement atteint ; par contre, il l'est assez fréquemment dans les fractures du crâne. Il faut encore remarquer le voisinage immédiat de la carotide interne et du limaçon ; cependant la paroi osseuse qui les sépare est beaucoup plus épaisse et plus résistante que la

DE LA TÈTK

minco lamelle inlorposée entre le vaisseau et la caisse du tympan. — Je dois aussi rappeler les rapports entre le labyrinthe et la cavité crânienne : on connaît la saillie, parfois si prononcée que fait le canal demi-circulaire supérieur dans l'étage moyen, sur la l'ace supérieure du rocher; d'autre part, le canal demi-circulaire poslérieui- vient souvent pi'oéminer dans la i'osse cérébelleuse, sur la face postérieure du rocher, lùilin, les hous de la lame criblée, qui ferme si mal le conduit auditif interne, sont une voie pour les processus inllammaloires allant de l'oreille interne vers la cavité encéphalique, el réciproquement. — .l'insisterai plus loin sur les connexions étroites (|ui existent entre les espaces de l'oreille interne cl les enveloppes de l'encéphale.

Deisi liquîdcisi de l'oreille interne et de leur communication avec la cavité crânienne et les enveloppes de l'encéfiliale.

Aqueduc du vestibule; canal et sac endolymphatique. — L'ancienne cavité de la vésicule auditive (Voy. dôvelop.) subdivisée pour former les diverses parties

Fig. 157. — Le sac endolymphatique.

du labyrinthe membraneux, est remplie par un liquide, Vendohjmphe. Du saccule et de l'utricule se détachent deux petits canaux, dont la réunion forme un canal unique, qui chemine par l'aqueduc du vestibule et va se terminer en cul-de-sac sur la face postérieure du rocher, entre les feuillets de la dure-mère, formant ainsi le canal et le sac en(lolymplial.i(jue.

Le canal et le sac endolvfnphalique étaient bien connus de Cotugno qui les étudia chez le nouveau-né el chez l'adulte. Le sac endolymphatique que Cotugno appelait cavité membraneuse de r aqueduc du vestibule oi'ïvc un développement très variable; il occupe la fossette creusée siu' la face postérieure du rocher entre la fente qui représente l'orifice osseux de l'aqueduc du vestibule el la gouttière du sinus latéral. Sa forme est le plus souvent ovalaii-e; il mesure environ dix millimètres dans son grand diamètre, cinq dans le petit; sou épaisseur, diflicileà apprécier, varie suivant

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(|iie It! sac csl vide ou rempli de liquide. Pour le voir il suffit d'inciser crucialement la dure-mère qui tapisse la fossette et de relever avec des pinces la pointe des lambeaux; la cavité du sac apparaît alors, lisse, brillante. — Lorsqu'on étudie sur une base du crâne, on aperçoit quelquefois, avant toute incision, la cavité du sac lymphatique dans l'épaisseur de la dure-mère desséchée et devenue transparente. Le sac endolymphatique se prolonge parfois par de fins canalicules dans l'épaisseur de la dure-mère : quelques-uns de ces canalicules vont s'ouvrir dans le sinus latéral. Par une de ses extrémités, il s'effile dans l'aqueduc du vestibule pour s'y continuer avec le canal endolymphatique, lequel naît, comme je l'ai dit, de l'utricule et du saccule. Le sac endolymphatique logé dans un dédoublement de la dure-mère est formé par une couche celluleuse propre, tapissée par un épithélium polygonal.

Bôttcher, qui a rappelé l'attention sur le sac elle canal de l'aqueduc du vestibule, les rattache au recessus du labyrinthe, vestige du pédicule de la vésicule acciditive primitive.

Aqueduc du limaçon. — D'autre part, V espace périhjmphatique, et par suite le liquide qu'il contient, est mis en communication avec l'intérieur de la cavité crânienne par l'aqueduc du limaçon.

L'aqueduc du limaçon, bien décrit par Duverney, commence près de la fenêtre ronde, à l'origine de la rampe tympanique, pour aller s'ouvrir sur le bord postérieur du rocher, tout près du trou déchiré postérieur. Cet orifice crânien, qui revêt la forme d'une fossette pyramidale et triangulaire, ne peut être bien vu que sur un rocher désarticulé. L'aqueduc du limaçon est tapissé par la dure-mère qui se continue ainsi avec le périoste du limaçon. Il donne passage à une branche artérielle, à une veinule, et à un canal qui fait communiquer l'espace périlymphatique avec la cavité arachnoïdienne.

Les faits que je viens de rappeler, longtemps négligés ou oubliés, ont repris dans ces derniers temps la place qu'ils méritent d'occuper dans l'anatomie et la physiologie, tant normale que pathologique, de l'oreille.

Le point le plus intéressant est sans contredit celui qui a trait aux communications établies par l'intermédiaire de ces canaux entre l'oreille interne d'une part, les espaces et les liquides céphalo-rachidiens d'autre part. Les expériences de Weberliel (Arch. de Virchow, 1879), fort bien conduites par un procédé d'aspiration, spécial à l'auteur, me paraissent avoir mis hors de doute quelques faits tour à tour admis et contestés, et d'une importance réelle.

En ce qui concerne le canal et le sac endolymphatique, le doute n'est plus permis : une injection poussée à l'aide d'une fine canule par le sac endolymphatique distend d'abord ce sac, puis pénètre dans les cavités du labyrinthe membraneux par le canal endolymphatique.

L'expérience ne réussit pas toujours (Key et Relzius) ; je l'ai réussie deux fois. — Pour répondre à cette objection que l'injection ainsi poussée peut créer par effraction une voie qui n'existe pas à l'état normal, Weber-Liel a procédé par aspiration: ayant abouché un tube dans le canal demi-circulaire supérieur, il a exercé par ce tube une aspiration légère, et il a vu le liquide colorant répandu sur la face postérieure du rocher, au niveau du sac préalablement incisé, pénétrer et colorer l'ensemble du labyrinthe membraneux.

^ La communication du sac avec le labyrinthe est donc libre et facile. J'ai répété l'expérience sous une autre forme : ayant rempli par aspiration tout le labyrinthe, j'ai vu le liquide présenter de légères oscillations toutes les fois qu'avec la pulpe

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d'un doigt je pressais lo liquide contenu dans le sac endolynipliatiquu. Un peut donc conclure, avec certitude, que tous les cliangeinents de pression qui surviennent dans la cavité crûnienne retentissent dans l'oreille interne,

11 est également aisé de démontrer les communications des espaces périlyniphaliques avec la cavité crànieime par l'aqueduc du limaçon. Déjà Colugno avait injecté ces espaces en poussant du mercure par l'aqueduc du limaçon. Ilarre, Weber-Liel, Key et Retzius ont repris et réussi les mômes injections. Soit que l'on procède par aspiration (Weber-Liel), soit que l'on pousse directement du liquide par un trou

I CoTtjcC. cucaL.

Fig. 158. — Schéma des espaces périlymphaliques et endolymphatiques

(d'après Weber-Liel).

pratiqué sur la convexité du canal demi-circulaire posléro-supérieur, on s'assure très facilement que le canal du limaçon s'ouvre d'une part dans la cavité arachnoïdienne, et de l'autre dans l'espace périlympliatique.

La communication de l'oreille interne avec la cavité arachnoïdienne et les espaces sous-arachnoïdiens se fait aussi par l'intermédiaire des gaines piales du nerf auditif. Cette deuxième voie de communication paraît être moins importante que celle qui se fait par l'aqueduc du limaçon.

Pour expliquer les écoulements de liquide céphalo-rachidien qui surviennent dans les fractures du roclier, on invoque la rupture de la gaine arachnoïdienne du nerf audilit ; deux ou trois fois, en effet, on est arrivé à constater celte déchirure, Or, l'écoulement du liquide céphalo-rachiflion est un phénomène à peu près constant dans les fractures du rocher ot la Jésion de l'os au pourtour du conduit auditif interne est en somme assez rare. — Pour([uoi chercher si loin ce qui est si près ; puisque normalement l'oreille interne communique avec la cavilé aracimoïdienne, toutes les fois qu'un trait do fracture passera par l'oreille interne, la voie sera largement ouverte au liquide céplialo-rachidien. Je sais bien qu'à l'élat normal le liquide céphalo- rachidien n'est point contenu dans la cavilé arachnoïdienne, mais bi(!ii dans les espaces sous-arachnoïdiens (dans ce tissu physiologiquemenl hydropique de la méninge molle), mais je ne crois pas qu'une fracture du crâne soit possible, sans déchirure

du mince feuillel de l'arachnoïde viscérale, si bién que le liquide céphalo-rachidien se répand dans la cavité arachnoïdienne. Je ne sais si Duret^a noté le l'ail dans ses belles expériences sur le choc céphalo-rachidien ; j'ai constaté souvent ces déchirures dans les autopsies ; je les ai reproduites expérimentalement: pour les mettre en évidence après avoir brisé le crâne en le précipitant d'une grande hauteur, j'injectais lentement un liquide coloré dans le tissu sous-arachnoïdien et je le voyais sourdre par les déchirures de l'arachnoïde, déchirures qui se rencontraient surtout à l'émergence des nerfs crâniens; le liquide se répandait dans la grande cavité arachnoïdienne.

Dans ces conditions les voies de sortie sont multiples : sans parler de l'aqueduc du limaçon, voie normale, il faut penser que tout trait de fracture passant par Ja caisse ou le conduit auditif externe met la cavité arachnoïdienne en communication avec l'extérieur, pour peu que le trait de Iracture soit large, ce qui ne se peut faire sans déchirure de la duremère et du leuillet pariétal de l'arachnoïde. Je crois même, étant donnée l'abondance de 1 écoulement que nous observons chez certains malades, que les traits de fracture sont la voie de sortie véritable et ordinaire. Une filtration, par la gaine déchirée de l'auditif, ou par l'aqueduc du hmaçon, ou par le sac et .le canal endolymphaliques déchirés, ne saurait fournir une telle quantité de liquide. — Ces points de la pathologie cérébrale sont à reviser.

Les connexions anatomiques entre les espaces périlymphatiques et la cavité arachnoïdienne d'une part, l'irrigation sanguine commune à l'encéphale et à l'oreille interne, font comprendre que tout changement de pression dans la cavité crânienne doit forcément retentir sur l'oreille interne.

Remarques physiologiques. — Nous avons déjà vu comment les ondes sonores sont transmises de la membrane du tympan au labyrinthe par la chaîne des osselets (transmission osseuse), et par l'air de la caisse agissant sur la fenêtre ronde (transmission aérienne).

Les trois divisions de l'oreille interne communiquent entre elles par l'intermédiaire du liquide qui les remplit; la moindre pression exercée sur l'une des deux fenêtres est transmise à toute la surface intérieure du labyrinthe, sur laquelle viennent s'épanouir les terminaisons du nerf auditif. C'est donc par les vibrations des liquides labyrinlhiques que les vibrations du dehors sont transmises aux fibres acoustiques distribuées dans les appareils terminaux des trois parties du labyrinthe (taches auditives, organes de Corti).

La fonction particulière des diflérentes parties du labyrinthe n'est pas encore établie d'une façon certaine.

Vestibule. — On admettait, il y a peu de temps encore, avec Helmholtz que les nerfs vestibulaires qui se distribuent dans l'utricule et le saccule président à la perception des bruits tandis que le hmaçon serait l'organe de perception des ondes sonores rhythmées, des sons. — Mais, depuis les observations de Ranke et de Hensen, qui ont vu les cils auditifs des taches acoustiques et les otohthes se mouvoir sous l'action des sons, cette distinction n'est plus admise. Les expériences de Gellé (Soc. de biologie, 1878) ont étabh que l'utricule et le saccule possédaient une capacilé auditive entière. — Les ololithes, mis en mouvement par le liquide labyrinlhique, condensent peut-être les vibrations et amortissent les chocs sur les cils auditifs.

Canaux demi-circulaires. — On sait, depuis les remarquables expériences de Flourens, que les canaux demi-circulaires doivent être considérés comme organes de l'équilibre : leur section produit des mouvements rapides de la tête, et des mouvements de rotation du corps de son axe vertical; chaque canal paraît agir sur un ordre de mouvements, et sa section détermine une impulsion dans une direction spéciale. — Ces phénomènes ne sont pas dus a une action exercée sur l'ouïe; en effet, chez les animaux mutilés en expérience, l'ouïe reste intacte : Vulpian, Brown-Séquard, Lœwenberg admettent que ces mouvements sont de nature réflexe, l'impression sensorielle se répercutant sur les organes centraux de la coordination (cervelet). J'ai décrit ailleurs les origines multiples du nerf auditif, qui contient cies libres de tondions bien différentes. — Les maladies de ces canaux déterminent des troubles des mouvements, des sensations spéciales de déséquilibration, de vertige, etc.

Lamaçon Le limaçon parait devoir être considéré comme l'organe de l'audition.

1 après 1 hypothèse d'Helmholtz, la membrane basilaire doit être considérée comme un système de cordes juxtaposées qui entrent en vibration sous l'influence de certains sons suivant leur longueur ou leur tension. - Or, la membrane basilaire présente sa plus grande eiroiiessc a son origine, vers le vestibule, et elle s'élargit progressivement, en remontant.

DE l,A TÊTE.

iusau'i h coupole du limaçon : les fibres inférieures les plus courtes vibreraient sous l'in- Ece es soKs aigus; les fibres supérieures, plus longues, seraient en r.pport avec la p rcen t on les so s -me . - Colle hypolbose d'un lin.açon piano ou barpe est lort séduisante -!Îes e u e vib atiles de Corli icllulos ciliées externes et internes), en relat.on d.rec avecTes filets terminaux du nerf cochléaire, représentent l'appareil terminal proprement dit du limaçon.

Les maladies du labYrintbe sont encore fort mal connues. Leurs symptômes consistent en anomalies de l'audition, en sensations sonores subjectives, en troubles de • «qu-l'l^re quelquefois en nausées ou vomissements. L'apparition simultanée des troubles de 1 ouie de l'équilibre et des nausées, peut se faire brusquement sous une forme apoplcclique, de telle sorte que l'on a tendance à raltacber cet ensemble symptomatique a une affection du cer-

''i'^sTifMénièrTiuTreiient l'bonneur d'avoir montré les relations de ce syndrome avec nue affection du labyrinlhe. Voici sous quoi tableau se présente d'ordinaire \e>^yndrome m

;i;"fd"l/é„,ère - tout d'un coup, sans cause appréciable à table souvent un ind.vi u entend un sifflement violent dans une oreille; aussitôt il est pris de vertige tout tourne autour de lui ; il se sent emporté et tombe comme foudroyé, sans perdre cependant connais-

^cë. Souven't des nausées 'et des vomissements surviennent. Après l'f ^e ma a" guère au delà de quelques minutes, le sujet se relève, incertain, gardant ui. trouble i que de l'équilibre; et il s'aperçoit qu'il est sourd, le plus souvent d un seul cote. - L attaque Teu être m- cédée d'un bourdonnement ou siffiement constituant une espèce d aura Krco ) Parfois, des crises successives se produisent et, dans leur intervalle, il existe un £ er gineux constant. La surdité augmente à chaque accès et peut devenir définitive Les causes du syndrome de Ménière sont l'augmentation de la tension intra-labynnthique et la compression du nerf auditif; mais il s'en faut qu'elles soient toujours sous la dépendance 5'nne affection primitive du labyrinthe; la lésion est tantôt auriculaire, tantôt extra-auri ulaire. Les affections de l'oreille moyenne, les épanchemenls l^^usques dans la caisse le lésions de l'élrier ou de la fenêtre ronde, peuvent provoquer le vertige de Meniere en augmentant la pression intra-labyrinthique. Le vertige peut parfois «^re Provoque expérimentalement, oit par des pressions directes sur l'une des lenetres (Gelle), soit pa les ruche d'air brusquement iiitroduites dans la caisse. Des caries du rocher provoquant une con^tion de voisinage, des irritations du conduit auditif externe, la lésion du ganglion cërvfcal supérieur (Woaker) peuvent aussi donner lieu, par action réflexe, aux symplonies 5u vertige at aure La. - Le pronostic varie avec la cause, comme l'intensité des symptômes est variable suivant l'état nerveux du sujet.

REGION mastoïdienne

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