‹ Têtes et figures [microforme]Chapitre 3 sur 24 · FRS · texte numérisé non relu

FRS

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—Et Quelles sont done ces Constructions ‘étranges que l’on aperçoit Sa et là Je long du

cap à Lévis, Comme à Québec, du reste ?

—Ces Constructions, répondit Je Vieillard,

circulation es gens une grosse économie de Mps et de force physique. À part cela, nous

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truction, rmé aux urd’hui, lageoise a bien ainage, PAU, ni 2cte et in seul] oyens uve à

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ons du

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avons les tramways électriques que les rampes de tout degré ne gênent nullement : ils y cireulent dans un sens ou dans l’autre, comme sur le terrain plat. Ces tramways ont contribué énormément à l'expansion de Québec et de Lévis. Le fait est qu'aujourd'hui, en bien des endroits dans les provinces du Canada, les communications se font par tramways électriques, non seulement pour le transport des voyageurs, mais aussi celui des marchandises. Ces tramways ne sont pas des concurrents des chemins de fer, comme on pourrait le croire de prime abord ; ils remplacent l’ancien voiturage par bœufs ou chevaux, et sont des tributaires des voies principales de communication, soit terrestres, soit fluviales.

Maintenant, permettez que nous nous mettions en route ; nous allons faire une reconnaissance du côté de l'endroit que nous appelons le Cap-Rouge. D'abord, ici à droite, l'édifice que vous voyez était le grand hôtel central des postes de la ville. Il remplaça en 1873 un vieil hôtel des postes qui avait son histoire. Au dessus de la porte principale d’entrée, sur la rue Buade, figurait un chien d’or avec cet exergue ;

Je suis un chien qui ronge l'os ; En le rongeant, je prends mon repos ; Un temps viendra qui n’est pas venu,

Où je mordray qui m’aura mordu.

Lorsque l’on démolit Je Vieux bâtiment, on } trouva une Pierre angulaire incrustée d'une croix de Saint-André, avec les lettres P. H. dans les jambages, et la date de 1735. De plus, on exhuma une plaque de Plomb Portant l'inscription suivante :

Nicolas Jacques, dit Philiber, m'a posé le 26 août 1735.

Voici Maintenant le mot de l'énigme, ans cette Maison vivait dans le temps, un

COrrompue et tyrannique de Bigot, qui même lui Suscitait des embarras, crut devoir se venger de ’intendant en arborant l'enseigne du Chien

La situation s’envenima äU point que Philibert se Prit de Auerelle avec un M. de Repentigny, ami de cœur de Bigot, et qu'il y eut duel au cours duquel Philibert fut mortellement blessé, e Repentigny s'enfuit du côté de la Nouvelle-Ecosse qui s'appelait alors l'Acadie. Quelque temps après, il était gracié par Louis

» roi de France, et retournait à Québoe.

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Mais voici la suite. Après le siège de Québec en 1759, de Repentigny passa en Europe ct se rendit à Pondicherry. Il y rencontra le fils de Philibert qui le provoqua en duel et le tu.

C'était la rétribution.

La maison du “Chien d'Or fut aussi le théâtre d’un événement historique très important dans l’histoire d'Angleterre. Un nommé Miles Prentice, venu au Canada en qualité de sergent au 78ième régiment dans l’armée du général Wolfe, ouvrit une auberge dans la maison. Cette auberge devint le rendez-vous de tous les viveurs à la mode Parmi ces gens-là se trouvait en 1782, le capitaine Nelson, commandant l’Albermarle, vaisseau de guerre de Sa Majesté le roi d'Angleterre, portant vingtsix canons.

Miles Prentice avait une nièce, Melle Simpson, fille d’un nommé Sandy Simpson, dont

vauté séduisit le capitaine Nelson.

point, que lorsque l’Albermarle

quitt à, le futur grand amiral Nelson

ü était pas à bord ; il était secrètement retourné

à terre avec la décision bien arrêtée d’épouser “la demoiselle de l'auberge”.

O Jeunesse ! O Amour ! Voilà de vos coups!

Ce fut un marchand de Québec, du nom d'Alexandre Davidson, qui intervint, et, avec

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l’aide de Matelots de l'équipage dans uw chaloupe, ramena le Capitaine À bord. Cett intervention valut à l'Angleterre l’amira]l Hora ce Nelson, qui gagna Ja bataille d’Aboukir e celle de Trafalgar.

n peu plus tard, après une longue Course, entre des rangées de riches et £racieuses résidences, NOUS arrivions sur les hauteurs de Ja route que Mon cicerone me dit s'appeler Sainte-

0ye et, de Plusieurs Points, nous Pouvions

me rappelle, lorsque j'étais £amin, que les dernières Maisons de la ville dépassaient à Peine cette rivière, la Saint-Charles, qui autrefois fut bordée de nombreux chantiers de marine Pour la Construction de voiliers de tout tonnage.

——— dans ord. Ar Vous pouvez constater vous-même quel chan niral Hora- gement s’est produit depuis dans les limites Aboukir et de la métropole.

D'abord, la ville commença par absorber de petits bourgs formés par des gens qui voulaient se soustraire aux taxes municipales de Québec. Le premier qui entra dans le giron, fut Saint-

assés ces Sauveur. Limoilou Stadacona et Saintrécit de- Malo suivirent ; puis vint le tour de ce qu’on & À neuf appellait ici les concessions du Gros-Pinet dela sale dans Canardière. Du moment que l’on commença ment du à y ouvrir des rues et des avenues très larges, et déplace- à diviser les terrains en lots de ville, avec facie là-bas lités de paiement, les gens vivant à l’étroit dans l’enceinte de la ville, ou n’y trouvant que de Course, pauvres logements à des prix exorbitants, s’em- S rési- pressèrent d’émigrer de toutes parts dans ces s de Ja parties de la vallée. Les tramways électriques ainte- y prolongèrent leurs réseaux, et grâce aux faci- Uvions lités d'achat et de communications, les habiais de tations et les usines de toutes sortes surgirent de terre comme sous la baguette d’une fée.

erjeta Le mouvement prit un élan tel qu’un jour re Charlesbourg et Beauport devinrent des quar- » les tiers, des paroisses de la ville de Québec. nt à Encore quelques années, Québec aura englobé itre- avec Sainte-Foye, le Cap-Rouge et les deux rine Lorettes. Cet agrandissement n’a rien qui doive age. surprendre. Après tout, ces localités, à quelques

iilles près, étaient dansle

Voisinage de la ville. Leur intérêt était d'entrer

dans le grand tout.

Nous descendîmes les Coteaux de Sainte- Foye et nous nous mîmes à suivre la ligne de la rivière Saint-Charles où plutôt du grand canal de ce nom qui, à l'ouest, suit le lit d’une anciehne rivière dite du Cap-Rouge et se jette dans le Saint-Laurent.

Ici et là, de chaque côté du canal, en mouvement, des régimes de pôts, des bateaux en hivernage.

Nous filions grand train vers la ville, lorsqu’en un certain endroit, le vieillard me dit :

— Ici, autrefois, la rivière décrivait un long coude, charmant comme paysage, mais décrété inutile au Point de vue économique. On le supprima en Pratiquant une tranchée ici, au pied de cette rue qui s'appelle la rue de la

Couronne, et, À la naissance de cetteautre qui a nom Jacques-Cartier, juste en face de cette

Maison de pierre de taille que vous voyez de l’autre côté du canal et qui,

des trains hars, des entre-

Plus tard, l'hôpital fut abandonné et rem-

placé par un hospice dirigé par les religieuses

du Bon Pasteur sous le titre d’hospice St- Charles.

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