CHANSON PAÏENNE
Refrain :
Assez de lys, de reines blanches :
Des seins, des hanches !
Assez de vos femmes fantômes « Trop longues pour plus d'idéal »
Si loin des dames dont Brantôme S'est fait le chroniqueur féal, Ou des bergeronnettes sages, Dont le chef s'orne et le corsage Des seuls présents de floréal.
(1) L'Académie vient de supprimer le pris Montariol, de 10,000 fi-ancs, destiné à récompenser tous les deux ans la meilleure chanson. Jusqu'ici, ce prix n'a pas été décerné, les envois des candidats — au nombre de 500 environ — ayant été jugés absolument médiocres.
Assez de a^os néo-mystiques, Vagues, Aïeules, songeant à quoi?
Tellement de pauvre plastique Que l'Amour en demeure coi Et faute d'un relief sensible Sur le côté qu'il prend pour cible, Laisse ses flèches au carquois ;
Assez de vos humeuses d'àmes,
Sans cuisses, croupe ni té tins,
— Chez qiii ne brille plus la flamme
Combien vive du sang latin.
Des saintes Thérèse laïques.
Frêles, froides, pharisaïques ;
Fausses vierges, fausses catins;
Que si le A^ain désir nous grève Du parfait, de l'essentiel, De déités, d'êtres de rêve Peuplons les campagnes du ciel ; Mais en ce terrestre domaine.
Offrons-nous, des filles amènes.
Le régal plus substantiel ;
Fidèles à l'antique norme
Et nous adonnant, sans séjour.
Au culte hautain de la forme,
Confrontons les beautés d'un jour
Avec la beauté non mortelle
Dont le ciseau de Praxitèle
A tracé les diAdns contours ;
Ne permettons pas qu'on diffame,
En voulant l'idéaliser.
Le corps glorieux de la femme,
Rose, laiteux, fauve, irisé,
« Poly, souef, » tendre et robuste,
Le seul objet vraiment auguste,
Temple de l'Art et du Baiser !
Femmes-fleurs et femmes-phalènes.
Sous vos linceuls sombres ou clairs, Qu'êtes-vous auprès d'une Hélène Dans le pur éclat de sa chair ; Avec tous les feux de Golconde, Extasiez- A^ous mieux le monde.
Que Vénus yssant de la mer !
FiG. ISO. — Groupe principal du tableau de Besoard.
POST-SCRIPTUM. — Pouvons-nous mieux terminer qu'eu citant les trop aimables strophes, inspirées à notre confrère P. Nagour, de Y Indéiiendancc médicale, par le premier volume de ces Tetoniana?
Sur ces petits fripons de seins, Qui sont parfois de grands peudards, Un livre pléiade beaux dessins Mêle la science aux beanx-arts.
L'anecdote y sourit auprès De l'hygiène, au front chagrin, Comme à l'ombre d'un noir cyprès Pousse l'herbe d'un boulingrin.
A travers les siècles passés.
L'auteur a suivi pas à pas, Dans les maillots et les corsets, L'histoire de ces doux appas...
De la bible, éclectique, il va Aux chroniques de VŒU de Bœuf Et de l'épouse de Siva Aux Merveilleuses de l'An Neuf.
Du sujet épuisant le suc, L'auteur, à nos yeux consternés.
Dévoile encore, tnic à truc, L art perfide des... faux-nénés.
Donc, qu'un succès phénoménal Accueille, nous le souhaitons, Ce livre moult original :
Le grand Larousse des tétons !
EREATA. — Anecdotes Mstoriques et religieuses .
Page \^,ligne\è,aîilkmde:(\c^ princes le, lisez
— 168, — 7, — l'Amom- par Jésus, —
Curiosités médicales, littéraires et artistiques. Page 118, Z/(7«e 15, ««Z/ei/f/e : «ouvernautes, lise: : compagnes
— 120, — ;3-2, — est, — n'est.
de princes les.
Jésus par l'Amour.