L'EUROPE CENTRALE
(Pour la France, se reporter à sa géographie particulière, paye 6).
8 4 S. — Étendue de la niasse al
oestre. — Nous avons eu déjà l'occasion de faire remarquer l'importance de la masse alpestre (page 15). De Vienne à la Méditerranée, ces montagnes forment un arc de cercle de 1,000 kd. de long ; leur plus grandelargeur est de 250 kil. (méridien de Vérone), leur plus petite de 150 kil. à hauteur du mont Blanc.
La limite des neiges perpétuelles dans les Alpes est en moyenne à 2,700 mètres.
«4». — Structure des Alpes. — On a vu (page 1) que les hautes montagnes étaient de formation relativement récente et les causes de ce phénomène ont été exposées.
Les Alpes sont, en effet, le résultat de la dernière commotion géologique qui a ébranlé l'Europe, et c'est ce dernier soulèvement, à peu près orienté de l'est à Youest, qui lui a donné sa physionomie actuelle.
Ainsi, les petits massifs de l'Auvergne, de la Bretagne, etc., émergeaient depuis bien des siècles déjà, alors que l'Océan recouvrait encore l'emplacement des Alpes, sur lequel se déposaient lentement d'épaisses couches sédimentaires .
Lorsque le soulèvement se produisit enfin, les roches granitiques en fusion, sous l'action des forces accumulées de l'intérieur, crevèrent, en les soulevant, les couches sédimentaires, et se firent jour par une gigantesque boutonnière.
Ainsi s'explique la structure des Alpes, qui offrent, dans leur ensemble, une crête centrale granitique généralement dominante, et de chaque côté, des arêtes parallèles et calcaires presque toujours moins élevées.
La crête centrale forme les Alpes principales ou granitiques, les crêtes secondaires s'appellent Alpes subordonnées (ou calcaires) du nord et du sud.
Ces arêtes sont séparées par des couloirs longitudinaux: ainsi les vallées du Rhône, du Tihin, de l'inn, de la Saha, de l'Emis, etc., se