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LES ALPES

(Questionnaire, page 66. — Carte et résumé, page 60.)

font suite et séparent l'arête centrale des Alpes subordonnées du nord. De même, les vallées de l'Adda, de l'Adige, de YEisach, de la Brave et delà Muhr, forment une dépression à peu près continue, quoique moins bien marquée, entre la crête centrale et les Alpes subordonnées du sud.

850. — Vallées transversales dues à l'écoulement des eaux. — Pour s'échapper des couloirs longitudinaux dont nous venons de parler, les eaux ont dû se frayer passage à travers les arêtes mêmes ; on doit, en effet, remarquer que, sauf à l'est où la Save et la Brave sortent librement, les rivières alpestres font, presque toutes, un coude brusque pour s'échapper des montagnes.

1851. — massifs isolés. — Nombreux passages. — Le résultat de ces vallées transversales ouvertes par les eaux a été le morcellement de la masse en massifs isolés, séparés les uns des autres par des dépressions formant autant de passages.

Nous avons eu déjà l'occasion de faire remarquer que, grâce à cette configuration, les Alpes forment, malgré leur supériorité d'altitude, un obstacle moins considérable que les Pyrénées, parce que celles-ci sont une masse compacte, sans coupure, un mur véritable entre la France et l'Espagne.

858. — Différence entre les Alpes orientales et occidentales, quant à l'altitude des sommets et des vallées. — Le Saint-Gothard est au centre de la région alpestre non la plus élevée, mais la plus importante par la hauteur moyenne et l'épaisseur de ses massifs.

C'est, de plus, un point de démarcation bien net dans le caractère de ces montagnes.

A l'ouest du Saint-Cothard, se trouvent les sommets les plus élevés et les vallées les plus profondes, tandis qu'à l'est, l'altitude es!

(t) Pour les Alpes françaises plus spécialement, se reporter à la page 27.

moindre, mais aussi les vallées moins profondes.

953. — Iiacs alpestres sur le contour des montagnes. — Un autre trait caractéristique des Alpes est l'existence des lacs nombreux qui en forment comme la bordure : au sud (lacs de Garde, à'Iséo, de Corne, Majeur), au nord (lac Léman, lacs suisses, lac de Constance, lacs bavarois).

L'explication de ce phénomène est donnée parla pente rapide des vallées et l'immensité des glaciers et des neiges. Au moment de déboucher en plaine, les eaux abondantes des torrents n'ont pas trouvé la pente nécessaire, à la violence de leur courant et se sont répandues en nappes.

Ces lacs sont de véritables régulateurs poulies rivières de la plaine.

On ne trouve pas de lacs vers l'est, où les rivières ont moins de pente et sortent librement des montagnes.

854. — Importance politique des Alpes. — Les Alpes forment une zone de démarcation bien tranchée entre les aspects et les cultures duNordetdu Midi de l'Europe ; elles sont, en outre, la limite que les races germaniques n'ont jamais pu franchir d'une manière durable, parce que les invasions n'avaient que des communications très difficiles avec le pays d'origine par les défilés des montagnes.

Les quelques fractions de peuples du nord qui se sont établies au sud des Alpes ont perdu peu à peu leur caractère propre, au contact d'une civilisation plus avancée et sous l'influence d'un climat bienfaisant.

Dans l'intérieur même de la masse alpestre, l'influence du milieu a été prépondérante, el le signe distinctif de la race primitive n'est plus aujourd'hui que la langue.

Il s'est formé des Etats purement alpestres dont la Suisse et autrefois le duché de Savoie son! les exemples les plus remarquables.

L'EUROPE

l*ra^ç par A Sofdan

RÉSUMÉ DES ALPES (moins les Alpes françaises]

Alpes suisses,

. rr>„o . <k. Bernoises (Fin&teT-

ALPES.Pno»DON«to»oJ Aar.Horn\275m.

NoBD ( Jung-Frau, 4,167).

(A. Pennines (Mon- ALPES principales. . . J te Rosa, 4,638 m.).

ALPES subordonnées du | Sun I

Routes entre la Suisse et l'Italie

t° Du Rhône à Milan par le Simplon (route et bientôt chemin de fer).

A. de Glaris (Tœdi, 3,623 m.).

A. Lèp on tiennes (Monte Leone, 3,565 mètres).

2° DeLucerneàMilau parleS.-Gothard

(route et chemin de fer).

3° De Coire à Milan par le Bernardino ou le Splurjon.

A. du Vorarlberq et d'Allgau (Rothe Wauii, 2,701 m.)

A. Rhètiques (Bernina, 4,052 m.).

A. du Berqamasque (Ortler, 3,905 m.'

4° De Coire à Brescia par les cols A' Albula, de Bernina et d'Apriea.

5° De l'Inn à Milan par le col de la Maloïa.

/C'est la grande voieil0 Lu Rhin (Haag) à l'Inn (Landeck) par Routesentre la Suisse) entre Vienne et les* le col de l'Arlberg (route et chemin de

le Tyrol i ports français de( fer).

l'Atlantique. 2° Du Rhin (Landquart) à l'Adige (Glurns^

par le col de FluelaetYOfenpass.

ri

Alpes du Tyrol et de l'Autriche.

ALPES subordonnées du Nord . . J A1f7es T^lien"e0sJu nord

I (Zugspitze, 2,936 m. .

ALPES principales.

A. de l'Œtzthal et du Zillerthal ou du Tyrol central (Wildspitze, 3,778 m.).

ALPES subordonnées du Sud.

lAlpes Tyroliennes du sud (Marmolata, 3,494 m.).

Routes

l'Italie

entre l'Autriche et

1° D'Innsbruck à Vérone par le col du Brenner (route et chemin de fer).

Alpes Autrichiennes(Pa.c\\stein, 2,996 m.).

Hôhe etKleineTauern

(Gross-Glockner, 3,6:>0 mètres).

Alpes Styriennes.

Alpes Carniques (Paralba,

Alpes Juliennes (Terglou,

2» De Vienne à Venise par les cols du Semering et de Tarvis (route et chemin de fer).

3° De Laybach à Venise ou Trieste par le col d'A delsberg (route et du' min de fer).

A citer encore les voies ferrées transversales, qui relient celles qui précèdent, savoir :

1° De Bruck à Innsbrûck ; 2" De Villach au Brenner par le col de Toblach.

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