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ALLEMAGNE

L'ALLEMAGNE exporte

CHEZ nous :

Matières premières

Million-

Peaux brutes. . . 21,5

Coton 15,9

Laine 11,6

Soie 10,3

Millions

Houille 25

Bois 22,1

Peaux . . 21,2

Produits alimentaires.

Vins 32,6

Céréales 10, H

Bestiaux

Sucre. . .

Bière. . . .

Produits manufacturés.

Peaux préparé. -s 2-1,6

'l'issus de soie. . 17."

— de laine . 15,6

Orfèvrerie 13,2

.Machines 21,7

Tissus de coton. 19,1

— de laine . 11,9

Papier ,livres. etc. 15,8

AUTRICHE-HONGRIE

(Questionnaire, page G6. — Carte et résumé, pages 6i et 6r>.)

962. — ]\Tatioiialités très diverses, mais unité géographique. —

Après la chute de l'empire romain, un mélange intime s'est opéré peu à peu entre les Barbares et les populations indigènes, et de ce mélange sont nées les nationalités actuelles. Rien de semblable ne s'est produit en Autriche-Hongrie : différentes races se sont cantonnées, sont restées juxtaposées dans les provinces, sans perdre leur caractère propre. Aussi cette monarchie est-elle encore aujourd'hui un groupement, bizarre à première vue, d'Allemands, de Slaves, de Hongrois et de Latins.

L'expHcation de ce fait est donnée par la nature même du sol. Les riches régions de l'Autriche-Hongrie sont caractérisées par des produits différents et pourvues de limites bien marquées; privées de communications avec la mer, elles s'ouvrent toutes sur le Danube, qui est la grande route de l'Europe centrale.

Chaque race vécut donc chez elle, attachée à son sol, sans éprouver le besoin d'ouvrir des communications avec les races voisines, trouvant d'ailleurs dans le Danube un trait d'union et un débouché commercial suffisants.

Pourquoi, maintenant, une monarchie composée de races aussi différentes peut-elle subsister? Le paragraphe précédent répond à cette question. C'est qu'un intérêt de premier ordre, un lien commun, le Danube enfin les réunit. C'est le grand fleuve qui permet, l'écoulement des bois des forêts alpestres, des fers de la Styrie, des blés et des vins de la Hongrie. Le Danube résume donc à lui seul V unité géographique de l'État austrohongrois; il est la providence de cette monarchie.

263 . — lies grandes régions et les races de l'Autriche-Hongrie .

— Aux époques géologiques, le pays compris entre les sources du Danube et la mer Noire formait trois grands lacs au fond desquels se sont déposées de riches terres alluvionnaires, et qui sont devenus les trois bassins très distincts du fleuve.

Le premier de ces bassins comprend le cours supérieur jusqu'à Passait: c'est la Bavière.

De Passau à Vienne, le Danube coule dans un défilé formé par les montagnes ou plateaux de la Bohème et les derniers contreforts des Alpes. Puis il entre, à Presbourg, dans son second bassin, que limite à son tour le barrage iVOrsova: ce sont les plaines basses de la Hongrie.

Le troisième bassin du Danube forme la Roumanie- Bulgarie.

Ainsi, c'est vers Presbourg et la Leitha, petit affluent de la rive droite, que se trouve la transition entre les deux grandes régions de l'empire, et cette démarcation a été consacrée par la distinction en pays transi eithans et cisleithans, sur laquelle est basé le système de gouvernement en Autriche.

A l'ouest- de la Leitha, se trouvent les vieilles provinces autrichiennes, couvertes par les ramifications des Alpes, et habitées par des populations de race allemande, qui s'y sont réfugiées lots des invasions slaves et magyares.

A l'est de la Leitha, s'étendent les plaines de la Hongrie habitées surtout par les Mad gyares (peuples d'origine finnoise).

Au nord-ouest de la Hongrie se trouvent la Bohême et la Moravie, qui ont entre elles une grande connexité et doivent être considérées, à bien des points de vue, comme une seule et même région, bien qu'appartenant hydrographiquement à deux bassins différents (Elbe et Danube). La population y est de race Slave (Slovaques ou Tchèques).

Slaves encore sont les Polonais de la Haute- Vistule, les Ruthènes delaGalicie, les Slovènes de la Carniole et de la Styrie, les Croates, les Esclavons, les Dalmates et les Bosniaques, de sorte que la Hongrie est presque complètement enveloppée de Slaves.

Le plateau transylvanien est habité par des Roumains.

264. — Caractère du gouvernement. — Les pays cisleithans (à l'ouest de la Leitha, Autriche) et les pays transleithans (à l'est de celte rivière, Hongrie) forment deux groupes ayant leur représentation distincte : il y a donc deux parlements dans la monarchie, mais le lien est constitué par la réunion des deux couronnes sur la même tète.

Il existe donc un gouvernement général qui dirige, au nom de tous, les relations avec l'étranger, larmée, la marine et les finances; les autres ministères sont en double, et les deux Étals s'administrent isolément (i). La Croatie, YEsclavonie, la Transylvanie ont également une administration à part.

Ces privilèges accordés aux pays transleithans ne sont pas sans danger pour la monarchie. Chacune des races a ses aspirations particulières et voudrait, à son tour, jouir de la même liberté politique ; les Slaves et les Tchèques sont à la tète de ce mouvement, dont le résultat fatal seraitla désagrégation complète de l'empire. Ajoutons que ces luttes, si funestes à la prospérité du pays, ont aujourd'hui

(1) Cette situation austro-hongrois).

ute du 17 Février isi.7 (compn

beaucoup perdu de leur activité, devant, l'élan donné à l'industrie et au commerce.

265. —Agriculture. — La Hongrie et la Gulicie sont d'excellentes terres à céréales (froment et maïs); les plateaux moins fertiles de la Bohême, de la Moravie et de la Basse- Autriche donnent du seigle, de l'orge et de l'avoine.

On cultive également, sur une grande échelle, la betterave en Hongrie, la pomme de terre en Galicie et le houblon en Bohême- Moravie.

Les vins les plus renommés sont ceux de Hongrie (Tatra méridional, Karpathes et Bakony Wald), après lesquels il convient de citer ceux de la Styrie et de la Basse-Autriche.

Les plus belles forêts de l'Autriche sont celles des Alpes, de la Transylvanie et de la Bohême.

Enfin la Hongrie centrale offre une immense région de pâturages (la puszta). On y élève de nombreux troupeaux de bêtes à cornes et une race de chevaux renommée.

966. — Industrie. — La houille se trouve partout, mais les régions les plus riches sont : la Bohême, la Moravie, la Styrie et la Carinthie; ces deux dernières sont également riches en fer. Enfin la Carinthie donne du plomb (mines de Bleiberg) ; la Carniole du mercure (mines d'Idria), la Galicie du sel gemme (salines de Wielicza, près de Cracovie).

Grâce à la richesse en houille et en fer, l'industrie métallurgique est prospère dans les provinces occidentales ; on trouve de nombreux hauts fourneaux ou forges aux environs de Vienne, Pra.gue, Gràtz, etc.

La filature et le tissage sont très développés en Bohême et en Moravie (Richrmberg, Biunn, etc.

261?. — Commerce. — Le commerce extérieur a une valeur de 3 milliards 1/2. L'exportation consiste principalement en céréales, animaux, denrées coloniales, bois et tissus; — l'importation, on étoffes à, filer, tissus (I), peaux et cuirs, etc.

Trieste est le grand port marchand, le grand entrepôt de l'empire.

L'Autriche-Hongrie n'a a sa disposition qu'une faible étendue de côtes, ce qui nuit au développement de sa marine marchande et, dans une certaine mesure, à Y extension de ses relations avec les autres parties du monde; maison doit remarquer que le Danube et ses grands affluents, la Drav<: et la Dave, sont les grands couloirs dj communication entre l'Orient et l'Occident, surtout depuis la cons-

(l i Pour cet article l'importation égale l exportation.

L'EUROPE

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