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EU H OPE

'£9H. ( on rrr. Le commerce

souffre, comme l'industrie, du manque de voies de communication. Les routes sont peu nombreuses cl toujours en mauvais état, les ( hemins de fer se développenl 1res lentement, et la navigation fluviale est presque nulle.

L'Espagne esl en relation d'affaires avec la France, l'Anglet&rre et ses colonies des Antilles, Cuba el Porto-Bico.

La valeur de son commerce extérieui est de l,!i00 millions.

Les articles d'exportation sont des vins, des alcools il des produits minéraux; ceux d'importation sont : des étoffes à filer, des tissus, des denrées coloniales, des animaux ou produits alimentaires, des machines, bois, etc.

SOI. — Situation générale. — Comparaison avec l'Espagne. — Le

Portugal est l'un des plus petits États de l'Europe, après en avoir été l'un des plus puissants. 11 occupe, dans son ensemble, les pintes des plateaux espagnols et le littoral de l'Atlantique, mais le contraste est frappant avec la puissance voisine : d'un ;ôté, des plateaux desséchés et sans arbres, de pauvres rivières au cours tourmenté; de l'autre, un air humide, des pluies servant d'aliment à une ■riche végétation, des fleuves abondants et navigables. Le même contraste existe dans le caractère des habitants qui sont, en Portugal, actifs et laborieux.

30«. — Agriculture. — La région du nord-ouest (bassins du Minho et du Douro) est la mieux arrosée, la mieux cultivée, et celle où la population est la plus dense. On y trouve de la vigne, du froment et du maïs.

Le seigle se cultive dans les régions montagneuses, le riz sur les bords du Tage inférieur.

Le sud-ouest donne des oranges, des citrons et des olives.

'■£i»i> — Commerce avec la France.

— 381 millions, dont 20,3 pour l'importation de France en Espagne.

nous importons en

ESPAGNE

l espaone exporte

chez nous :

Chevaux, mulets. 13,5

Matières premières.

.Millions.

Minerai nV fer. . 7,3 Safran 5,2

Produits alimentaires.

Bestiaux 4,6

Poissons 4

Sucres raffinés. 3,8

Vins

Fruits ,

Huile d'olive..

Produits manufacturés.

Tissus de laine. 27,3 Plomb (minerai — decotou. 4,7 i compris) 0,3

PORTUGAL

[Questionnaire, page 75. — Carte et résumé, page 72).

Le bœuf, Y âne et le mulet sont employés aux travaux agricoles, mais le cheval est rare.

303. — Industrie. — L'industrie est peu développée. — Le district de Porto possède des mines de houille, VAlemtéjo, de fer et de cuivre. On trouve en outre, dans le pays, de Y é tain, de Y antimoine et du manganèse.

Lisbonne et Porto ont des usines métallurgiques. Ces deux mêmes villes et Coîmbre tissent le coton, la laine et la soie.

304. — Commerce. — Le commerce est peu important (315 millions).

L'exportation consiste principalement en produits naturels : vins, bois, fruits, huiles; Yimportation comprend des céréales, des tissus, des animaux, des métaux, des machines et des denFées coloniales.

Les Etats qui font le plus d'affaires avec le Portugal sont : l'Angleterre, le Brésil, les États-Unis et la France. Le Portugal est sous la domination commerciale de l'Angleterre, qui entre pour la moitié dans le chiffre total du commerce extérieur et dont la marine est toujours en majorité à Lisbonne.

Tissus de soie. . .

Bimbeloterie,

boutons

Ouvrages en mé-

taux 5,8

Futailles 4

Liège ouvré 3,7

3©©. — Colonies. — Au xvie siècle l'Espagne possédait, en Amérique, un immense empire colonial {Mexique, Pérou, Chili, etc.) ; mais \ejoug de fer sous lequel elle écrasait ses sujets, la politique d'exploitation qu'elle poursuivait, portèrent leurs fruits : au commencement du siècle actuel ces colonies se rendirent indépendantes. Il ne reste aujourd'hui à l'Espagne qu'une partie des Antilles (Cuba et Porto-Rico), quelques iles sur les côtes d'Afrique (Fernando-Pô, etc.) et les archipels des Philippines, des Mariannes et des Carolines en Occanie.

3©5. —Commerce avec la France.

— 40 millions, dont 20 pour l'importation de France en Portugal.

nous importons

PORTUGAL

EN I LE PORTUGAL exporte ! CHE7 NOUS I

Matières premières.

Millions.

Fruits médicin. 0,G Caoutchouc et gutta-percha ,

Liège 0,5

Produits alimentaires.

Fruits de table.

Produits manufacturés.

Millions.

Tissus de laine. . 4,4

— de soie. . . 1,1

— de coton.. 0,6

Papier, gravures. 0,8

Machines 0,7

Ouvrages en bois. 0,6

Peaux préparées. 0,5

30G. — L'Italie septentrionale.

•— lie Pô. — On doit considérer, en Italie, deux parties bien distinctes : 1° l'Italie septentrionale, c'est-à-dire la plaine, 2° l'Italie péninsulaire, c'est-à-dire la montagne.

La grande plaine du nord (1), formée d'alluvions, s'allonge vers Y Adriatique entre les Alpes au nord et à l'ouest, et Y Apennin au sud. Elle est arrosée par YAdige et par le Pô, la grande artère fluviale du milieu, le fossé collecteur des eaux qui descendent de tous côtés des montagnes.

L'abondance des eaux et l'uniformité de la plaine ont permis de multiplier les canaux en Lombardie et d'en faire l'un des pays les plus riches de l'Europe.

Le Pô forme, à son embouchure, un gigantesque delta, qui s'étend peu à peu par l'apport des matériaux arrachés aux montagnes et charriés parles eaux. Les inondations, aux-

(I) L'Italie septentrionale comprend : le Piémont, la Lombardie, la Vénétie et VÉmiiie.

ITALIE

(Questionnaire, page 75. — Carte et résumé, page 73)

quelles le fleuve est sujet, ont nécessité la construction de fortes digues, sur les deux rives du fleuve, à partir de Crémone.

3©1?. — I<'Italie centrale. — IV Apennin. — L'Italie péninsulaire s* partage elle-même en deux régions différentes : l'Italie centrale et l'Italie méridionale.

L'Italie centrale (1) diffère essentiellement de l'Italie du nord. Elle est presque entièrement couverte par les plateaux dont l'Apennin forme, vers l'est, le mur de soutènement, et qui ont été le théâtre d'éruptions volcaniques, comme l'indiquent d'anciens cratères, aujourd'hui transformés en lacs.

Ainsi, l'Italie centrale se présente sous la forme de plateaux qui s'étagent et permettent de descendre insensiblement vers la mer Tyrrhénienne, tandis qu'ils sont limités vers l'est par le rempart de Y Apennin avec un versant brusque, du côté de l'Adriatique.

(i) L'Italie centrale comprend: la Toscane, les Marches, l'Ombrie, le Latium, les Abruzzes, etc.

Sur ces plateaux naissent des rivières qu s'écoulent dans les deux mers : les tributaires de la mer Tyrrhénienne (Arno, Tibre, etc.) descendent de plateau en plateau; — • ceux de l'Adriatique, au contraire, se sont frayéun chemin à travers la chaîne-bordière (1), ouvrant ainsi des routes naturelles, que l'industrie a utilisées pour l'établissement des voies ferrées (Esino et Pescara par exemple).

308. — L'Italie méridionale et insulaire. — L'Italie centrale se termine avec Y Apennin, c'est-à-dire au Volturne et au golfe de Manfredonia, près duquel se trouve le massif isolé du mont Gargano.

Au delà, commence l'Italie méridionale, qui comprend elle-même deux régions d'un caractère distinct : à l'ouest la montagne (la Galabre), — à l'est les plateaux bas et les plaines (l'Apulie).

(i) Cet exemple vient encore détruire l'ancienne méthode des bassins, dans laquelle on confondait l'arête principale avec la ligne de partage des eaux.

ITALIE

Le système montagneux qui couvre la presqu'île de Calabre diffère essentiellement de celui du centre de l'Italie. Ici, plus de vastes plateaux, mais des chaînons souvent brisés par des dépressions. L'un des plus réguliers est celui qui, orienté de l'est à l'ouest, va finir entre Salerne et le Vésuve. On peut le considérer comme le mur de séparation entre les deux systèmes montagneux de l'Italie péninsulaire.

Les montagnes de la Calabre se continuent en Sicile par la chaîne qui borde la côte septentrionale, à laquelle s'appuient les plateaux inclinés vers le sud.

La Sardaigne se compose deplateaux, avec quelques chaînons et deux régions de plaines: celles de Sassari au nord et de Cagliari au sud.

309. — Aperçu historique. — f/ unité italienne. — La division en 3 parties adoptée ici pour l'étude de l'Italie existait déjà sous les Romains :

Au nord, c'était la Gaule cisalpine, habitée par des Gaulois, — au centre, l'Étrurie, — au sud (Sicile comprise), la grande Grèce, parce que le pays avait été peuplé par des colonies grecques.

De longs siècles s'écoulent et ces divisions subsistent presque intactes. Nous trouvons au nord : le Piémont et le royaume Lombard-vénitien, — au centre, le grand-duché de Toscane etles États del'Église, — au sud, le royaume desDeux-Siciles. Il faut arriver au xixe sièclepour voir l'Italie réunie sous un même souverain,gràce à un mouvement national secondé par la France, puis par la Prusse.

310. — Difficulté du mélange «les races en Italie. — Diversité «le caractère «les populations. — Les difficultés, qui se sont élevées si longtemps contre l'unité italienne, consistent dans sa configuration et dans la diversité de caractère de ses habitants.

L'Italie du nord est nettement séparée de la péninsule, qui, à son tour, est trop longue pour sa largeur ; les différentes races ne peuvent se mélanger; elles restent isolées côte à côte.

L'Italien du nord est intelligent, actif, entreprenant, il exploite un riche pays; celui du centre se ressent de la pauvreté de son sol et de la difficulté de la vie ; son caractère est

moins élevé, l'instruction peu développée, — le Napolitain est indolent et mou, etc.

Enfin, les luttes du moyen âge ont laissé subsister de vieilles haines entre ces populations. Pour le Sicilien, tous les continentaux, même ceux de la Calabre, sont des étrangers, etc.

On peut donc dire qu'en Italie comme en Allemagne, l'unité nationale est pour ainsi dire artificielle.

311. — Avenir et convoitise de l'Italie. — L'Italie a bénéficié de la situation politique qu'elle a trouvée en Europe et qui lui a permis de prendre place parmi les grandes puissances.

Le développement de ses côtes l'appelle à devenir une puissance maritime de premier ordre et tous les efforts de son gouvernement sont dirigés dans ce sens. Elle a pris pied déjà dans la mer Rouge (Massaoua et Assab) ; convoite la Tripolitaine et même la Corse, Nice, Trieste et la côte Dalmate.

Son ambition du côté du continent n'est pas moins grande : elle regrette la Savoie et prétend à la possession du Tessin et du Tyrol.

31 £. — Agriculture. — Les productions des diverses parties de l'Italie sont très différentes : les plaines d'alluvions de la Lombardieet de la Vénétie, avec leurs milliers de canaux, produisent d'abondantes céréales (froment, maïs, riz, etc.) ; — le centre, sol montagneux, est surtout un pays de pâturages (chèvres, moutons) ; — le sud offre une végétation presque tropicale (olivier, oranger, etc.) : la plaine ou Campante y est d'une fertilité remarquable en céréales; la montagne (Abruzzes) est un pays de pâturages.

Quant à la vigne, elle réussit merveilleusement dans toute l'Italie. Les vins les plus fameux sont, en Sicile, ceux de Marsala et de Syracuse.

313. — Industrie. — Le pays est pauvre en houille, mais possède de riches mines de fer en Sardaigne, dans l'île d'Elbe et près de Brescia. On trouve, en outre, du cuivre en Vénétie et en Toscane, du plomb en Sardaigne, du soufre en Sicile et près du Vésuve. La Sicile, la Sardaigne et la Vénétie ont des salines très productives.

L'Italie fournit des marbres renommés; ceux de Carrare sont les plus recherchés.

L'industrie métallurgique est encore peu développée ; on trouve quelques usines à Saint- Pierre d'Aréna (près de Gênes), Milan etLecco.

Milan, Gênes et Florence travaillent le coton; Gênes et Corne, la seie.

Ajoutons cependant que l'industrie italienne est en voie de progrès et prend, chaque jour, de l'extension.

311. — Commerce. — Le commerce est, comme l'industrie, entravé par le manque de bonnes routes, et son importance n'est pas en rapport avec la belle situation du pays au centre de la Méditerranée et à proximité de l'Afrique et du Levant. Les Italiens l'ont compris et songent aujourd'hui à développer leur marine encore peu importante. Cette tâche est facilitée par la présence de ports nombreux : Gênes, Livourne, Naples, Tarente, Brindisi, Ancône, Venise.

Grâce à la proximité du canal de Suez, Brindisi se trouve sur l'une des voies de communication les plus suivies entre l'Europe du nord-ouest et V extrême-Orient.

La valeur du commerce extérieur est de 2,321 millions. L'importation consiste en céréales, houille, minerais, machines et tissus, l'exportation en soufre, olives et soie.

La France est le pays qui entretient avec l'Italie les relations commerciales les plus actives; l'Angleterre et l'Autriche viennent après.

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