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Régime d'un eours d'eau

— Pour étudier lu régime d'un cours d'eau, il faut observer la manière dont il coule habituellement et les variations auxquelles il est sujet.

Les facteurs principaux qui interviennent dans cette étude sont : sa largeur, sa profondeur, sa vitesse qui dépend de sa pente, ses crues, son débit.

93. — Pente des cours d'eau. — On se fait souvent une idée exagérée de la pente des cours d'eau. Ainsi le Rhône, le plus rapide de nos fleuves, n'a que 0m,55 de pente par kilomètre, en amont de Lyon, et 0m,54, en aval, jusqu'à Avignon; — sa pente est ensuite de 0m,30, d'Avignon à Arles, — de 0m,20, d'Arles à la mer.

Entre Paris et Rouen, la Seine n'a que 0m,09o de pente par kilomètre.

En général, la navigation à la voile n'est possible que lorsque la pente n'atteint pas 0m,2o.

94. — Crues. — Les crues des cours d'eau sont produites parla fonte des neiges ou l'abondance des pluies.

La nature géologique du sol arrosé a une grande influence à ce point de vue. On comprend, en effet, que les terrains perméables absorbent une grande partie des eaux, tandis qu'un sol imperméable maintient la masse des eaux à sa surface.

Dans le premier cas, les crues s'élèvent lentement et décroissent de même, mais, par cela même, leur violence est atténuée. Dans le second cas, les crues sont violentes, subites et de courte durée.

Comme la crue du cours d'eau principal résulte des crues de tous ses affluents, son élévation dépend encore de la hauteur à laquelle ces rivières débouchent.

La Seine et la Saône, qui traversent des terrains perméables, en général, et n'ont pas d'affluents venant d'altitudes considérables, sont des cours d'eau tranquilles, qui grossissent et décroissent lentement.

La Loire, au contraire, arrose des terrains imperméables, surtout dans ses parties supérieures où la pente est grande : elle est sujette à des crues violentes et subites; son cours est torrentiel.

La Garonne et le Rhône, bien qu'ayant des terrains perméables dans leur bassin, doivent à la hauteur de leurs sources et aux torrents qu'ils reçoivent des montagnes, d'être sujets à des crues considérables, lors de la fonte des neiges, au printemps. Leur régime est encore torrentiel.

La Meuse a un caractère mixte.

Pour mesurer pratiquement les crues des rivières, on dispose, en différents points de leurs cours, des échelles graduées en mètres et dont le zéro, correspondant au niveau

des plus basses eaux du lieu, porte le nom d'étiage.

95. — Débit. — La plupart des rivières ne sont alimentées que par l'eau des pluies. L'importance de leur débit moyen dépend donc de Tarrosement des territoires traversés. Mais la masse des eaux de pluie ne va pas en entier aux rivières : la sève nécessaire aux cultures et l'évaporation en absorbent une grande part.

La masse proportionnelle des eaux de pluie que les rivières conduisent à la mer varie suivant la zone dans laquelle elles coulent.

Dans les régions torrides et même en Europe, dans certaines contrées méridionales, l'eau tombée des nuages nourrit les plantes ou s'évapore. — Dans le nord, au contraire, et, en général, dans les régions froides et humides, les rivières recueillent, presque en entier, la niasse des eaux de pluie ou de neige. La France tient à peu près le milieu entre les deux extrêmes.

Le débit moyen des cours d'eau alimentés par les glaciers dépend, à la fois, de L'étendue de ces glaciers et de l'arrosement des territoires parcourus.

Le Rhône est, de tous les fleuves de notre pays, le plus puissant par son débit ; La Gironde vient en second lieu. • La Loire, le fleuve le plus long de France, n'occupe que le troisième rang; — enfin la Seine a le débit le plus faible.

90. — Différentes espères de fleuves. — Les fleuves sont dits de montagne, de plateau ou de plaine, suivant la nature des terrains qu'ils traversent. Le caractère des fleuves de montagne est d'être rapides, encombrés de chutes d'eau, redoutables par leurs immenses écarts de volume, suivant les saisons; — celui des fleuves de plateau est de former des cataractes, quand ils passent d'un plateau a un autre; —enfin les fleuves de plaine coulent Lentement el sont favorables à la navigation. Le môme fleuve

LA FRANCE

peut revêtir ces trois caractères différents, île sa source à son embouchure.

Le Rhône est un Ûeuve Je montagne,

dans son cours supérieur. 11 conserve, jusque près de son embouchure, un courant rapide qui rend sa navigation dil'iieilc. La Garonne affecte l'allure d'un torrent,

dans sa partie supérieure; mais la majeure partie de son cours est en plaine.

La Loire, torrent à sa naissance, devient ensuite fleuve de plateau, puis fleuve de plaine à partir de Roanne. Toujours trop pauvre ou trop riche en eau, elle met la na-

vigation en péril par ses bancs de sable ou ses courants d'inondation.

La Seine et l'Escaut sont des fleuves de plaine.

La Meuse française est un fleuve de plateau.

I d Ouessant I

Mené

RESUME

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