Configuration générale
— La Chine vaut 5 fois la France comme superiieie. C'est, nous l'avons dit, une dépendance orographique du plateau du Tibet, d'où partent les plissements montagneux qui la couvrent.
Ces montagnes qui la protègent contre les vents du Centre et lui envoient de magnifiques rivières, le développement de ses côtes, qui aspirent les vapeurs marines, tempèrent les rigueurs d'un climat, qui serait, sans cela, froid au nord et torride au sud, et font delà Chine une des plus fertiles régions de l'Asie.
Le Hoang-Ho et le Yang-tse-Kiang offrent au commerce deux grandes voies de communication et sont les traits d'union avec la Mongolie et le Tibet, vers lesquels ils ouvrent des routes.
3 9 9. — Grands centres et routes du commerce chinois. — Les principaux produits de la Chine sont le thé et la soie (c'est le pays qui en produit le plus); la houille est également très abondante, mais peu exploitée jusqu'ici.
(Questionnaire, page 91. — Carte et résumé, pages 88 et 89).
de plus de moitié pour le spectateur placé sur le plateau du Tibet. La masse de ces montagnes est limitée vers le nord par les cours opposés de VIndus et du Brahmapoutre.
Le Tibet est voisin de la mer : les vents du sud (golfe du Bengale) et surtout du sudouest (mer d'Oman) lui apportent des nuages chargés d'humidité, qu'il arrête au passage grâce à son altitude, et lui procurent une quantité considérable de pluie sur ses bords. C'est ce qui explique la présence des forêts sur le versant méridional de l' Himalaya, et, au sud du Tibet, celle des lacs et des sources qui alimentent les grands fleuves.
Mais le nord du plateau se trouve soustrait à cette action bienfaisante; les vents s'étant débarrassés de toute leur humidité, le climat y est continental, c'est-à-dire très sec; aussi les monts Kouen-Lun sont-ils absolument dépouillés et les steppes de