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l<e plateau équatorial

— La région du Congo occupe, en longitude, plus de la moitié du plateau équatorial, d'une altitude moyenne de 600 à 900 mètres. En latitude, elle s'étend au nord, mais surtout au sud de l'équateur.

Les montagnes de l'intérieur sont encore peu connue-; on croit que, du cours supérieur

du Couanza, s'étend, vers l'est, une série de massifs qui vont rejoindre le plateau des grands lacs, enserrant de très près le lac Bangouéolo et forment ainsi la séparation entre le bassin du Congo et celui du Zambèze.

Le plateau équatorial est couvert de gigantesques forêts presque impénétrables.

Il est divisé en un grand nombre d'États nègres.

44 9. — lie Congo. — Le grand ileuve équatorial africain, le Congo, s'appelle Louapoula dans son cours supérieur et Loualaba dans son cours moyen.

La Louapoula sort du lac Bangouéolo; mais, comme le principal affluent de ce lac est le Chambezi, il est permis de considérer cette branche comme la source même du grand Ileuve.

Née à 1,300 mètres d'altitude, la Louapoula, rivière étroite et tortueuse, est déjà descendue à 890 mètres quand elle traverse le petit lac Moéro. Plus au nord, elle forme encore une nappe d'eau allongée, le lac Kamelondo, près duquel elle reçoit deux affluents (1) dont l'un

(1) L'autre s'appelle déjà Loualaba; il prend sa source à peu de distance du Bangouéolo et traverse les lacs Lokemba et Kassali, puis un chapelet d'étangs. Le nom donne à ce cours d'eau par les indigènes semble indiquer qu'ils le considèrent comme le Congo supérieur, Mais le Ileuve Luua-

est la Loukouga, canal d'écoulement du lac, Tanganyika.

C'est, dès lors, un grand fleuve de 2 kilomètres de largeur, qui promène ses eaux rapides au milieu d'épaisses forêts. A Nyangoué, il n'a plus que 530 mètres d'altitude; plus loin, presque sous l'équateur, il saute sur une terrasse plus basse, aux cataractes de Stanley, et se trouve à 450 mètres au-dessus du niveau de la mer.

A partir de ce moment, son cours décrit un arc de cercle dont la corde, c'est-à-dire l'équateur lui-même, a 900 kilomètres de longueur.

A Brazzaville, le fleuve n'est plus qu'a 280 mètres d'altitude. A 225 kilomètres de la côte, il atteint le bord du plateau central et en descend, par la cataracte de Yellala qui n'a que 5 mètres de chute, mais est assourdissante en raison de l'immense largeur de la nappe d'eau. A partir de ce moment, et sur 60 kilomètres de cours, le Congo continue à descendre de rapide en rapide, au fond d'une gorge étroite, jusqu'aux environs du poste portugais de Borna, en aval duquel s'ouvre un estuaire de 10 kilomètres de lar-

poula est plus considérable que cette Loualaba, et comme nous ne sommes pas enchaînés par la tradition, rien ne uous empêche de le regarder comme le commencement du Congo.

geur,oùleseauxne rencontrent plus d'obstacle à leur rapidité. Ce sont la violence même de ce courant etla grande profondeur delamer (plus de :i00 mètres), où disparaissent les apports boueux, charriés par le fleuve, qui s'opposent à la formation d'une barre et d'un delta.

Quelle magnifique voie de communication serait le Congo, sans ses chutes et ses rapides, si l'on songe surtout que le grand fleuve traverse d'épaisses forêts, obstacles presque insurmontables aux voyages par terre !

F, es sources du Congo ont été découvertes par Livingstone de 1863 à 1873, mais le grand voyageur pensait avoir trouvé les sources du Nil. C'est Stanley qui démontra l'impossibilité de ce-tle hypothèse, par la comparaison des altitudes : le Congo à Nyangoué est à 530 mètres, alors que le Nil, à Gondokoro, est encore à 550 mètres.

Cet audacieux explorateur prit, pour reconnaître le Congo, le parti le plus simple, le seul possible d'ailleurs dans cette région forestière, habitée par des nègres cannibales, celui de descendre le fleuve en pirogue. Il mit neuf moisà effectuer ce périlleux voyage (1876-77) et atteignit enfin le poste de Borna, après avoir reconnu l'embouchure d'un grand nombre d'affluents dont les sources avaient été déjà, pour la plupart, signalées par Cameron.

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