Différents groupes. — Les
îles africaines sont toutes d'origine volcanique. On distingue dans Y Atlantique : 1° les archipels du nord-ouest, savoir : les îles Açores, Madère, Canaries et du Cap-Vert; — 2° les îlots du golfe de Guinée : Fernando-Pô, île du Prince, île Saint-Thomas et Annobon; — 3° enfin, les deux îlots du sud-ouest : Ascension et Sainte-Hélène.
465. — Iles Açores. — Les Açores, province portugaise, sont à la latitude de Lisbonne et à égale distance de l'Europe et de l'Afrique. On a l'habitude de les classer dans cette dernière région, parce que les archipels voisins, qui appartiennent également au Portugal, sauf les Canaries, sont réellement dans les eaux africaines.
On y compte neuf îles, et l'une d'elles, Pico, contient un volcan de 2,600 m. qui garde quatre mois de l'année sa couronne de neige. Toutes sont montagneuses, très fertiles d'ailleurs, avec un climat doux et sain. Les Açores expédient chaque année 100 millions d'oranges en Europe ; elles donnent des vins du genre Madère.
Les habitants descendent des colons portugais fortement mélangés de flamands.
466. — Madère. — Ce groupe n'est pas une colonie portugaise, mais fait partie
(Questionnaire, page H 2. — Carte et résumé, page 108).
intégrante du royaume. Il se compose de Madère, de deux autres petites îles et de trois écueils. La grande île est d'une fertilité remarquable et produit un vin renommé ; elle est visitée chaque année par les poitrinaires, des Anglais surtout, qui viennent chercher la santé sous son admirable climat. Les habitants descendent des Portugais.
46*. — Iles Canaries. — Ce groupe appartient aux Esjiagnols, qui le considèrent comme une province du royaume. La variété de ses végétaux, la douceur de son climat, avaient valu autrefois à ces îles le nom de fortunées; cependant elles reçoivent trop peu de pluie et trop souvent des nuées de sauterelles que le vent apporte du Sahara.
L'île de Ténériffe contient un volcan fumant de 3,715 m. d'altitude. Les Canariens tiennent à la fois des anciens habitants, les Guanches (de race berbère), et des Espagnols, avec mélange de sang flamand, normand et de sang noir.
469. — Iles du Cap- Vert. — Cette colonie portugaise est à 600 kil., mais à la latitude du cap dont elle porte le nom. Les îles du Cap-Vert sont très fertiles dans les années pluvieuses, mais elles sont rares, et la sécheresse les rend insalubres. Dans l'île Fuego se dresse un pic de 3,000 m.
L'excellent port de Saint-Vincent est un lieu de relâche très fréquenté et le point d'attache du câble du Portugal au Brésil. Les habitants sont des mulâtres ou des nègres.
46e. — Iles «lu golfe «le Guinée. — Les Espagnols et les Portugais se partagent ces petites îles très voisines des côtes de Guinée. Toutes les quatre se trouvent sur le même alignement volcanique et la plus grande, Fernando-Pô, est la plus rapprochée de la terre.
Cette île féconde et boisée, sous un climat terrible pour les Européens, a été choisie par les Espagnols comme lieu de déportation. Elle possède un sommet de 2,886 m., le pic de Clarence.
Saint-Thomas et l'île du Prince, colonies portugaises, offrent les mêmes caractères que Fernando-Pô.
La plupart des habitants sont des nègres.
490. — Ascension et Sainte-Hélène. — Ces deux rochers sont des points de relâche et des postes d'où les Anglais peuvent surveiller les routes de V Atlantiquesud. Sainte-Hélène, surtout, est un véritable Gibraltar.
Nue et stérile, pendant la captivité de Napoléon Ier, cette île a vu les pluies et les ruisseaux reparaître avec un reboisement méthodique.