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ILES AFRICAINES DE L'OCEAN INDIEN

4'ÎI. — Différents groupes. — La

grande île de Madagascar se trouve au sud-est de l'Afrique. L'archipel des Comores fait partie d'un isthme sous-marin reliant la grande île au continent. Au nord de Madagascar, une série d'îlots et les groupes des Amirantes et des Seychelles sont le prolongement du petit continent malgache.

Vers le sud-est, le plateau sous-marin des Seychelles est continué par d'autres plateaux, couverts de 20 à 60 m. d'eau et dont l'extrémité émerge avec les îles Mascareignes.

L'ensemble de ces îles et hauts fonds marque la limite de l'énorme terrasse sousmarine qui porte Madagascar et n'est, en résumé, que le prolongement du continent africain. Il existe une véritable méditerranée entre la ceinture des Seychelles, les Mascareignes et Madagascar.

Enfin, plus au nord, l'île de Socotora est le prolongement de la pointe du cap Guardafui.

4918. — Madagascar. — Cette île, plus grande que la France qui la protège, esl la troisième du monde par son étendue, elle vient après Bornéo et la Nouvelle-Guinée.

(Questionnaire, page 112. — Carte et résumé, page 1 09).

Elle est traversée, dans toute sa longueur, par un soulèvement granitique et volcanique, dont les crêtes (plus de 2,000 m.) serrent d'assez près la côte orientale. Lesmassifs montagneux qu'il forme s'étendent, au contraire, vers l'ouest, en pente douce. De ce côté, les terrasses inférieures sont surmontées de deux rangées montagneuses, à peu près rectilignes, de médiocre hauteur et parallèles à la côte.

L'ensemble de ce relief donne à l'île deux caractères différents : au nord et à l'est, des montagnes, au sud et à l'ouest, des plateaux et des plaines peu fertiles.

Le versant oriental, abrupt et étroit, couvert de forêts, est d'une grande fécondité, en raison des pluies abondantes que lui apporte lèvent du sud-est. C'est, par suite, la région la mieux peuplée ; malheureusement, le climat du littoral est meurtrier pour les Européens.

Les rivières y sont abondantes, mais inutiles à la navigation, parce qu'elles coulent de rapides en rapides jusqu'à la mer, où elles rencontrent des cordons sablonneux qui rompent leur courant et les obligent à s'étendre

en marais le long de la côte : c'est la région des fièvres. Comme presque partout eu Afrique, la salubrité croît d'étage en étage : le plateau d'Imerine, plateau supérieur et central qui porte la capitale, Tananarive, a le climat de notre France méridionale.

La population de Madagascar est en grande partie d'origine malaise, avec croisement de sang africain et arabe. La tribu la plus puissante, celle qui est parvenue à soumettre presque toute l'île, est celle des Hovas établis sur les plateaux du centre et du nord. Les autres tribus importantes sont celles des Sakalaves sur la côte occidentale et méridionale, et des Betsimisavakas sur la côte orientale. Ces deux dernières représentent la race indigène de l*ile.

Madagascar était autrefois entièrement soumise à l'influence anglaise; à la suite de deux campagnes successives, la France a établi sa souveraineté sur toute l'île qu'elle a annexée en 1896. Près de la côte se trouvert, les petites îles de Sainte-Marie, ieNossi- Bé,et îlots voisins, qui sont des possessions françaises de vieille date.

L'AFRIQUE

4 ? 3. — Tàe» 4'oniorew. Les îlfs Coraores sont, comme les autres groupes voisins de Madagascar, frangées de récits de corail. Leur population est un ni élanged' Arabes, de Cafres el de Malgaches; onyparle surtout ['arabe, et la religion la plus répandue est ['islamisme. Ces lies fonl un commerce iraportanl avec Zanzibar.

.Nu us ne possédions au Irei'oisqueMayotte; mais, depuis 1880, tout l'archipel est plac'1 sous le protectorat français.

4 9 4. — lies Mascareignes (i) : la ltéiinion, Maurice. — Le groupe des Mascareignes ne comprend que trois îles : la Réunion à la France, Maurice et Rodrigue à l'Angleterre.

(1) Ce nom vient du Portugais Mascarenhas , qui les découvrit.

La Réunion portait, avant 18i8, le nom de Bourbon. Son centre est occupé par un énorme massif volcanique, la Fournaise (3,009 m. au piton des Neiges) (i), couvert de forêts et de savanes et qui laisse peu de terrains à la canne à sucre et au café,le meilleur cependant après le moka.

Maurice, appelée autrefois île de France, nous appartenait depuis 1721. Les Anglais profitèrent des guerres du premier Empire pour nous l'enlever (1810).

Elle contient un volcan éteint de 960 m. ; elle est plus peuplée que l'Ile Sœur (2) et donne les mêmes produits qu'elle; mais le

(1) Une partie de ce massif s'est écroulée en déc. 1875 et a recouvert une surface de 4 kil. carrés de près de 100 mètres d'épaisseur de décombres.

(2) C'est ainsi qu'à la Réunion, comme à Maurice, les créoles appellent l'île voisine.

déboisement a diminué la fraîcheur et la fécondité de l'île de la Réunion.

Ces deux îles sont souvent visitées parles cyclones et secouées par les tremblements de terre.

495. — lies Amirautés etlesSeyclielles. — Ces deux groupes étaient encore des colonies françaises, qui furent attribuées à l'Angleterre parles traités de 181 5. Ils forment un ensemble d'îlots de corail, de rochers et de bancs de sable. Ces îlots montagneux, placés en dehors de la zone des ouragans, sont riches en forêts el en eaux courantes, et jouissent d'un doux et salubre climat.

496. — Socotora. — Celte île, anglaise depuis 1875, est composée de plateaux calcaires et de monts granitiques de plus de 1 ,000 mètres. Elle ne produit guère que de l'encens et de Yaloès.

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