Esterel et montagne des
Maures. — Ces deux massifs, que sépare Y Aryens, peuvent être accolés, car ils présentent le même caractère.
Malgré son peu d'altitude, l'Esterel (point culminant 616 m.) forme une région aride rt difficile, couverte de roches, coupée de précipices et de ravins. Il a des broussailles et des fourrés, de hautes bruyères plutôt que des forêts, et produit sur la côte de pittoresques promontoires.
La montagne des Maures (point culminant 7*0 m , avec ses forêts, ses sombres i avins et ses rochers abruptes, est peut-être moins sauvage que l'Esterel. Elle forme sur la
lier du col de Vars, de Mont-Dauphin à Fort- Tournoux.
102. — Massifs subalpins. — Lu massif du Vercors (2,246 m.) est de même formation géologique que le massif de la Grande-Chartreuse, auquel il fait suite. On y voit de longues arêtes ou d'immenses plateaux incultes. Le contraste est frappant entre les vallées ouvertes et les noirs déniés creusés par les torrents et leurs cascades.
On a fait dériver le terme Dévoluy du mol latin devolulum, synonyme d'écroulement; et ce chaos de roches amoncelées, ces affreux précipices, ces gorges sciées dans le roc, qui sont le Dévoluy, méritent cette expression. Le point culminant est la Tête de l'Obiou (2,702 m.). Le Dévoluy est séparé des monts de la Drômc par la voie ferrée de Grenoble à Marseille, qui utilise le col de la Croix-Haute (1,500 m.).
Les monts de la Drôme ressemblent au Dévoluy, sans être aussi élevés (1,000 à 2,000 m.) ; ils ont des gorges sombres, des torrents à cascades et des escarpements gigantesques, imitant de loin des monuments ou des citadelles.
Le mont Ventoux (l,9l2m.) doit son nom aux vents violents qui soufflent dans cette région ; ses crêtes sont dirigées de l'ouest à l'est. On l'a reboisé avec des chênes, des hêtres et des pins. Une des grandes ressources des montagnards est la récolte du miel.
La montagne de Lure continue le Ventoux, vers l'est. Elle est formée de gorges dénudées et de rochers arides. Son point culminant atteint 1,827 mètres.
103. — Alpes de Provence et Alpes Maritimes. — Le massif le plus septentrional de cette région est celui de l'Enchastraye (.',956 m.), qui s'épanouit en contreforts divergents, très courts du côté italien, très allongés sur le versant français où ils vont former les vallées des affluents du Var et de la Durance. Cet épanouissement constitue le commencement et les massifs les plus élevés des Alpes de Provence. L'ensemble de ces Alpes formeun dédale inextricable de montagnes nues, ravinées de vallées profondes, de gorges sauvages ou de verts plateaux, présentant, en quelques points, des escarpements de plusieurs centaines de mètres,