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RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE

ou coupés de dus à l'aspect imposant. Les plus remarquables de ces clus sont ceux du Vcrdon, en aval de Castellane, dont l'ensemble constitue. mie véritable coupure dans le roc, de 500 mètres de largeur.

Cette partie des Alpes de Provence est traversée par la route de «arcc/onneWc à Castellane, qui emploie le colde la Foux, avec embram In ment sur M'ce,par Entrevaux et la vallée du Var.

Les Alpes Maritimes proprement dites forment un massif bien limité par la vallée même du Var. On trouve encore, dans la partie sep tentrionale, quelques glaciers et des névés. Le versant italien est en général boisé et couvert de pâturages ; mais, sur les pentes méridionales, les rochers se dressent à pic, elles torrents suivent en mugissant d'étroits défilés semblables à ceux de la Provence. Les Alpes Maritimes sont traversées par plusieurs passages, dont les principaux sont : le sentier de Colla- Lunga (2,573 m.), de Saint-Étienne à Vinadio;— le sentier de Fréma-Morta, de Saint-Sauveur à Valdieri;— le sentier de la Fenêtre (2,288 m.), de Saint-Martin de Lanlosque à Valdieri (prolongement de la route carrossable de Nice à Saint-Martin) ; — enfin, la route du col de Tende (1,873 m,) conduit de Nice à Coni.

Les Alpes Maritimes étendent leurs ramifications jusqu'à la mer, mais le tracé de la frontière ne s'accorde guère avec les traits saillants du relief de la contrée. A partir du massif de l'Enchastraye, elle suit tantôt une crête, tantôt le lit d'un torrent et croise obliquement les vallées. C'est ainsi que le cours moyen de la Roya, seul, nous appartient. Enfin, la ville de Monaco, formant un petit État indépendant, enclavé dans notre territoire, occupe un pittoresque rocher, à l'est de Nice.

I O 1 — Massifs subalpins. — Les Alpes de Provence comprennent, dans la zone subalpine, les monts de Vaucluse et le Luberon.

Les monts de Vaucluse (1,187 m.) soutiennent un plateau stérile et nu, percé A'avents, où se perdent les eaux d'orage. Ces eaux vont alimenter, par fillration, la fontaine de Vaucluse.

Le Luberon (1,125) domine la vallée inférieure de la Durance, Il est, comme le Ventoux, soumis à un reboisement méthodique.

côte une infinité de criques et de petits ports.

Au nord-ouest et à l'ouest de ces deux

massifs, les chaînes de la Sainte-Baume,

de Sainte- Victoire , de l'Étoile et de

l'Estaque(de 1,000 à 500 m.) couvrent toute la région au nord de Toulon et de Marseille. Ces montagnes sont interrompues ça et là par de larges brèches, percées d'entonnoirs où s'engouffrent les eaux des pluies, et coupées dégorges où jaillissent les belles sources appelées foux.

Enfin, les Alpines ou Alpilles (492 m.), au nord des prairies arrosées et des pâturages caillouteux de la Crau, sont le prolongement du Luberon.

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