CHEMINS DE FER
(Carte et résumé, p. 36.)
les recettes kilométriques les plus considérables, en raison des richesses agricoles et industrielles des régions qu'il dessert. (Voir aux voies navigables, groupe du Nord.)
Il met la France en relation avec l'Angleterre, la Belgique, la Hollande, l'Allemagne et la Russie.
1GO. — Réseau de l'Est. — Ce n dessert les centres industriels de
États-Unis. Au sud, la Méditerranée sert de liaison entre la France européenne et la France africaine.
resserrant le lit des basses eaux. Ce projet coûtera cher et ne semble pas devoir rendre les services qu'on en attend : la rapidité du courant à la remonte sera toujours un obstacle considérable. Ce qu'il faut, c'est un canal latéral,
156. — Principaux défauts de notre réseau navigable. — En dehors de la lenteur (1) des transports, le plus sérieux inconvénient réside dans le tracé actuel et le profil de nos canaux qui, dans certaines régions, obligent à un allonge ment de parcours énorme, à des transbordements fréquents et rendent, par suite, le trafic impossible. Ainsi, pour aller de Troye* à Chdlons-sur-Marne, il faut passer par Paris. Cet inconvénient disparaîtra, quand on aura mis à exécution les projets d'amélioration à l'ordre du jour.
159. — Améliorations à apporter. — 1° Établir des communications directes entre l'est, le nord et le centre ; — 2° doubler quelques rivières de canaux navigables;— 3° abroger certains règlements surannés; — 4° porter le tirant d'eau de toutes les voies navigables au minimum de 2m,50; — 5° employer largement le halage à la vapeur; — 0° relier les écluses par le télégraphe; — 7° rendre facile et rapide la manœuvre des écluses.
Il est enfin un projet qui s'imposera tôt ou tard à l'examen du gouvernement, c'est l'ouverture de canaux maritimes sans écluse permettant aux bateaux de haute mer l'accès dans l'intérieur de la France. Les trois premiers seraient : 1° canal maritime entre l'Océan et la Méditerranée ; — 2° canal latéral au Rhône entre Lyon et la mer; — 3° canal latéral ou approfondissement de la Seine entre Paris et son embouchure.
Chacune de ces voies navigables aurait 7 mètres de profondeur et 60 de largeur.
Quel merveilleux développement ces moyens de transport ne donneraient-ils pas au commerce et à l'industrie et quelle sécurité, en cas de guerre, pour nos arsenaux maritimes et les grands établissements civils, qui pourraient être rejetés dans l'intérieur des terres !
(1) Il faut autant île temps pour amener uu hatu.iu de la Sanihre à Paris, qu'à un navire pour aller aux Etats-Unis.
l'Est, les régions vinicoles et agricoles de la Champagne et de la Brie, et sert au trafic avec Y Allemagne et la Suisse.
Kit. — Réseau de Paris- I>y©ii- Méditerranée. — Il relie à Paris le grand port de Marseille et Lyon, la seconde ville de France, et nous met en communication avec la Suisse et l'Italie.
Les innombrables produits a menés pur
t. A FHÀNCE.
mer à Marseille, les exploitations industrielles et minières de Saint-Etienne et de Lyon, du Creusot,de Ulanzy el à'Alais sont les source- principales de son trafic.
C'est le réseau de France le plus développé, et celui qui, après le Nord, fait les plus fortes recette- kilométriques. Os recettes sont même bien supérieures .i celles du Nord sur la section Lyon- Marseille.
163. — Réseau d'Orléans. — Ce réseau met en relation Paris avec les deux grands ports de Bordeaux et de Nantes, et sert au trafic, avec l'Amérique du sud et les Antilles. Il ne dessert que dos régions industrielles relativement peu importantes : Carmaux, Aubin, Commentry, etc. De plus les montagnes du Massif central ont, jusqu'à ce jour, gêné le développement du réseau.