HALLE AUX GRAINS
Planche 60. Plan général de la halle aux grains avec la place projetée en avant pour la grande halle.
Une partie des maisons sur l'emplacement n° 1, entre les rues du Four et des Prouvaires, est démolie; on se propose de démolir successivement tout ce qui est marqué en jaune sur lé plan, et lorsque l'emplacement sera entièrement déblayé, on y construira des hangars et des abris pour l’approvisionnement général de la Ville à qui cette grande place est spécialement destinée.
Le marché des Innocents, numéro 2, dont la vue se trouve ci-aprés planche 64, doit servir d’accessoire à la grande halle, ainsi que la halle aux draps marquée numéro 3. L'édifice numéro 4, qui se trouve dans la rue Saint-Denis, en face de l'axe principal de la halle à la fa-
rine, est une maison de commerce nommée la cour Batave; elle a été bâtie en 1791 sur l’em-
placement de l’église et du couvent du Saint-Sépulcre. Numéro 5, l'hôtel des Postes, qui devait être transféré dans les bâtiments neufs de la rue de Rivoli. Numéro 7, piliers ou portiques de l’ancienne halle qui devront être détruits. Numéro 8, halle provisoire pour les pommes
de terre; elle sera également démolie.
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Planche 61. Plan et coupe de la halle aux erams avec le dessin de l’échafaud qui a été fait pour l'exécution de la couverture en fer et cuivre qui vient d’être placée sur la grande pièce circulaire, au centre de l'édifice. Numéro 1, coupe de l’une des fermes en fer qui portent la
coupole. Numéro 2, divisions des fermes principales. Numéro 3, divisions des petites fermes
lanterne en verre qui éclaire
qui supportent les lames en cuivre de la couverture. Numéro la grande halle. Numéro 6, escaliers pour monter aux greniers. Numéro 7, corps-de-garde. à la vente des marchandises. Numéro 9, ancienne colonne
Numéro 8, bureaux des préposés qui avait été érigée par Catherine de Médicis et qui était restée dans les jardins de lhôtel de Soissons, sur l’emplacement desquels la halle à la farine a été bâtie.
Planche 62. Vue de la halle à la farine prise extérieurement du côté de la colonne de Médicis. -
Cette partie de l'édifice fera un jour face à la grande place de la halle générale, lorsque les maisons qui l'entourent seront démolies. Voyez la planche 60.
La halle à la farine a été bâtie en 1763 sur les terrains de l'hôtel de Soissons; la cour qui se trouvail au centre a été couverte en bois en 1782, sur un système de charpente inventé par Philibert Delorme. Cette couverture a été incendiée en 180», elle vient d’être rétablie en fer re-
couvert avec des lames en cuivre. Ce travail, l’un des plus remarquables de ceux faits à Paris
dans le siècle présent, a été exécuté sous la direction de MM. Bellenger et Brunet, architectes.
La colonne ancienne connue sous le nom de colonne de Médicis, et qui se trouve enclavée dans l’un des piliers de la façade, avail été érigée par Catherine de Médicis pour y faire des observations astronomiques. Elle sert maintenant de méridien à son sommet et de fontaine à sa base.
Planche 63. Vue intérieure de la halle à la farine. On aperçoit une partie du portique qui entoure la grande halle, et à travers l’un des ares du mur intérieur une portion de la grande coupole en fer avec la lanterne qui l’éclaire.
L'explication détaillée des parties qui entrent dans la composition de la coupole en fer et des moyens employés pour parvenir à placer sans retaille et sans changement les divisions à l'infini de cette voûte qui a 120 pieds de diamètre, serait trop étendue pour être comprise dans le cadre de notre entreprise. Cette grande opération est décrite avec les calculs qui ont
servi à son exécution dans un ouvrage que M. Brunet a publié sur cet important travail.
ARCHÉ DES INNOCENTS
Planche 64. Ce marché, le plus fréquenté de Paris, a été bâti provisoirement et d’une manière légère en attendant que les dispositions de la halle générale soient achevées.
On voit au centre la fontaine de Jean Goujon dont il sera parlé à l’article Fontaines, et dans le fond l’enirée de la halle aux draps.
On n’a pas cru devoir donner les plans particuliers de ce dernier édifice bati en 1787; il n’a de remarquable que le système de charpente mis en usage pour sa couverture; il a été ; les murs sur lesquels la charpente est appuyée sont trop
construit sur d'anciennes bâtisses faibles pour supporter une construction de ce genre.