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CHAPITRE IV. — FRONTIÈRE DU NORD-EST OU D'ALLEMAGNE. KTi

plaine de Neufchâteau, ne sont que des ruisseaux; le seul afllueut eu Franco, qui mérite le nom de rivière, est le Chkrs dont nous avons déjà parlé.

La Meuse est navigable à partir de Verdun; on vient de canaliser on de. munir d'un canal latéral la partie de son cours comprise entre Mézières et Pagny où elle rejoint celui de la Marne au Rhin.

La Seine, ses affluents en amont de Paris, canaux qui la

joij^nent aux bassins voisins. — La Seine prend sa source dans les monts de la Côte-d'Or et, de même que ses affluents qui naissent sur le plateau de Langres ou dans TArgonne, elle traverse successivement les Ir^iTains ooli tiques, crétacés et tertiaires que nous avons énumérés précé- «ieinment. A chacun des points où ces rivières changent de terrain, leur vallée généralement ouverte et largo est encaissée par des rives plus iiHutes; c'est aussi là que se trouvent les grès, les infiltrations du sol lais- >anl souvent perdre beaucoup d'eau : dans les basses eaux, on passe facilement à gué la Seine au-dessus de Troyes, la Marne au-dessous de CliAloiis.

La Seine est navigable à partir de Mory el sa largeur n*est guère que de ♦m à 100 mètres en amont de Paris. Les principaux aftlueiils de sa rive 'Iroile sont Y Aube, la Marne et VOise^ ceux de la rive gauche sont VYon7iey le L'j/V/, VEssonne et VEure; nous avons déjà parlé de TOise et de TEure.

L'Aube prend sa source au plateau de Langros; elle arrose Bar-sur- Aiihr, lirienne'le'Chdteav et Arcis; son cours est assez rapide; elle devient naviirable à Arcis,

Ia Marne prend sa source auprès de Langres; elle est navigable à partir de Saint'Dizier ; elle a un débit très variable aux divers points de son cours par suite des infiltrations; elle reçoit à Vitry-le-Francais VOrnain qui ouvre les principales communications entre les bassins de la Seine et de la Meuse. Hans la partie inférieure du cours de la Marne, le canal de TOurcq, alimenté par la rivière de ce nom, la suit jusqu'en aval de Meaux, aboutit au bassin 'le la Villette, puis se bifurque pour aller finir à la Seine par le canal Saint-Martin près de la Bastille ou par le canal Saint-Denis au-dessous •ie Paris. La Marne traverse la Brie et v reçoit le Grand et le PeUt-Morin.

Le principal affluent de gauche de la Seine, ITonne, descend des monts ^luMorvan; cette rivière est accompagnée de hauteurs souvent escarpées sur la rive gauche et arrose une plaine fertile dans son cours inférieur ; elle f'st navigable à partir A'Auxerre; elle reçoit VArmanron à La Roche et se jette dans la Seine à Montereau.

Le Loing suit une vallée basse et unie; il est longé par un canal sur presque tout son c^urs.

L'Essonne prend naissance à la limite de la Beauce et du Gàtinais, tra-

verse un plateau peu accidenté et aboutit à la Seine à Corbeil; elle couvre Paris au sud-est.

Le bassin de la Seine est mis en relation avec les bassins voisins par de nombreux canaux :

Avec la Somme et TEscaut par TOise, le canal Crozat et le canal de Saint-Quentin ;

Avec la Sambre par TOise et le canal de la Sambre ;

Avec la Meuse par TOise et le canal des Ardennes ;

Avec la Meuse, la Moselle et le Rhin par le canal de la Marne an Rhin, qui suit la Marne à partir d'Epernay et remonte ensuite la vallée de TOmain;

Avec la Saône par T Yonne et le canal de Bourgogne, qui suit TArmancon;

Avec la Loire : i'* par TYonnc et le canal du Nivernais, 2* par le canal de Montargis, qui remonte le Loing, se bifurque à Montargis et se proloncrp jusqu'à la Loire par les canaux de Briare ou d*Orléans.

Le canal de TAisne à la Marne met ces deux rivières en relation dirccto en passant par Reims.

Enfin, on va sans doute construire un canal qui, franchissant le platrau (le Langres, mettra en communication directe la Marne et la Saône.

La Seine et ses principaux affluents sont maintenant longés sur presque tout leur cours par des voies ferrées, réunies elles-mêmes par des \o\o-> transversales.

BOURGOGNE ET FRANCHE-COMTÉ

OROGRAPHIE»

Au sud de la Lorraine et de la Haute-Seine, s'étendent une suite de plateaux montueux qui se terminent en falaises assez brusques sur la vallée de la Saône et qui la limitent, ce sont les monts Fatœilies, le plateau d^ Langres et les monts de la Côte-d'Or, en arrière desquels s'élève le massif du Morvan. Sur Tautre versant de la vallée de la Saône, le plateau Séquanais ferme au sud la trouée de Belfort et s'étend entre le Doubs et TAar. Nous allons décrire ces montagnes ou ces plateaux.

LiBH Faucilles. — Les monts Faucilles comprennent la crête formée par le soulèvement des Ballons qui longe au sud la haute vallée de la Moselle et les plateaux qui font suite à cette crête au nord de RemiremonI; ces derniers s'étendent à Touest jusqu'aux sources de la Meuse; ils sont

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