CHAPITRE Y. — DÉFKNSE DE LA FRONTIÈRE D'ALLEMAGNE
lacets de la route du Ballon d* Alsace. Il empêche ainsi que Tennemi ne puisse amener par cette dernière route du canon pour assiéger le fort de Giroraagny et qu'il n'utilise le chemin forestier qui, du Ballon d'Alsace, descend à Champagney par Plancher-les-Mines.
Troaée de Belfopt*. — Belfort, dans Tétat où il était en 1870 et livré à liri-même sans forces suffisantes pour étendre son action au loin, ne barrait pas toutes les routes qui traversent le col de Valdieu; maintenant encore, même avec les nouvelles fortifications aujourd'hui terminées, il faudrait, dans le cas où la neutralité de la Suisse ne serait pas respectée, se jtorler dans ce pays, si on voulait les défendre toutes. On ne peut en effet barrer autrement les routes de Délémont, de Ferrette et de Porrentruy, aboulis^aût en Franche-Comté. Avant 1789, nous avions le droit de mettre en cas (le guerre une garnison de 20,000 hommes dans le Porrentruy pour interdire à l'ennemi les routes qui tournent Belfort au sud; aujourd'hui dans le cas où l'ennemi violerait la neutralité de la Suisse et voudrait se servir de ces routes, il faudrait occuper en toute hâte le plateau des Rangiers entre Porrentruy et Délémont, position très forte qui domine toutes les communications. Au siècle dernier, le fort de Landskrone, près de Baie, et le fort de Blamont appuyaient la défense de la trouée de Belfort, mais ces ouvrages furent démolis par les coaUsés à la fin des guerres de l'Empire.
Les forts qu'on vient de construire commandent toutes les routes qui n'empruntent pas le territoire suisse, en sorte qu'on pourra sur ce point, si on le juge convenable, se tenir sur une défensive absolue pour consacrer toutes nos forces disponibles à agir vers le nord. Ces routes aboutissent tontes sur celle de Giromagny à Sairit-Hippolyte qui suit d'abord la vallée delà Savoureuse, puis celle du Doubs; en voici du reste le tableau :