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CHAPITRE VII. — FRONTIERE DÛ JURA OU FRONTIÈRE SUISSE

moins favorisées qui les séparent de la plaine suisse : Val Tramelan, Val Saint'Imier^ Val de Rus et Val Travers.

Parallèlement à la frontière, existe sur ces plateaux une grande voie de communication qui réunit BdlCf Laufen^ Délémont, Seignelegier^ la Chaux-de-Fonds, le Locle el les Verrières; c'est sur cette ligne de rocade que viennent aboutir toutes les routes qui viennent de la plaine suisse sur les plateaux des Fran* ehes-Montagnes et de la Brévine. Ces dernières forment deux groupes dont les points de départ sont Sienne et NeuchdteU

De Bienne part une route qui traverse la cluse de la Reuchenette et pénètre àamsle val Saint'Imier ; les routes qui font communiquer cette dernière vallée avec le plateau des Franches-Montagnes, sont : 1* celle de Sonceboz à Seifjnelegier par le défilé de Pierre-Pertuis, Tavannes et le val Tramelan; t celle de Saint-Imier à Noirmoni; 3° la grande rouie qui joint le haut du val Saint-Imier aux Bois et qui fait partie de la grande communication longitudinale de Delémontj la Chaux-de'^Fonds^ les Verrières. Une voie ferrée double la route qui remonte le val Saint-Imier de Bienne à Saint-Convcrs. Toutes ces communications peuvent être interdites à une armée venant de la plaine suisse par l'occupation de la cluse de la Reuchenette ou du défilé de Soiu;ebos,

De Neuchâtel partent plusieurs routes qui conduisent sur les hauts plateaux; ce sont : i*la route^dc Neuchdtel à Saint-Jmier \}qv le val de Ruz qui franchit le mont Chasserai à un col de 1,124 mètres d'altitude; 2* la route dt Neuchâtel à la Chaux-de-Fonds par le val de Ruz et le col des Loges (1,286™) ; 3« la route de Neuchâtel à la Chaux-du-Milieu par les Grattes et les Ponts ; la corabe marécageuse des Ponts est suivie dans toute sa longueur par la route de la Chaux^-Fonds aux Ponts et à Travers, elle est réunie directement au LocU par une bonne route ; 4® les deux routes de Neufchdtel à Cor^ mondrèche qui pénètrent au delà de ce village dans le Val Travers et qui le remontent jusqu'at^o; Verrièî'es. Deux voies ferrées partent de Neuchâtel et conduisent sur les hauts plateaux du Jura : d'abord celle du Val Travers, puis celle de Neuchdtel au Locle ; cette dernière a été construite avec le moins de frais possible par les propriétaires des riches vallées du Jura industriel, c'est-à-dire qu'elle a de fortes pentes et une aiguille de rebroussement à Chambreilin ; de Neuchâtel à Chambreilin elle longe les plateaux qui bordent le lac, elle traverse ensuite le val de Ruz, franchit sons deux longs tunnels les crêtes du Jura qui séparent cette vallée du plateau des Franches-Montagnes et conduit à la Chaux-de-Fonds et au Locle; elle s'arrête actuellement au pied du col des Roches, mais bientôt elle sera prolongée par Morteau jusqu'à Besançon. La voie ferrée du val Saint-Imier la rejoint à la station de Saint-Convers entre les deux tunnels dont nous venons de parler.

La combe de la Brévine communique avec la vallée du Doubs par deux

roules carrossables qui aboutissent Tune à Morteau, l'autre à la Grande- Combe; de plus elle est réunie directement à PontarlUr par le chemin du col d' Entreporte ^ mais ce dernier n'est pas carrossable sur son parcours en Suisse.

Le grand nombre de voies de communication que nous venons d'énumérer, les ressources de tous genres que renferment les villages de celte partir du Jura, rendent le plateau des Franches-Hontagnes et la combe de la Brévine très propres à une concentration des armées allemandes ou italiennes qui voudraient attaquer cette partie de notre frontière ; inversement, si la neutralité suisse est violée par les Allemands et les Italiens, nous avons tout intérêt à nous porter sur ces plateaux et à occuper les naissances des vais Travers et Saint-Imier ainsi que les défilés du Jura pour empêcher la réunion des colonnes ennemies.

Défense de la frontière, du Clos du Doubs A Ponterlier *• —

Du Clos du Doubs au lac des Brenets, le profond ravin où coule le Doubs est franchi par trois routes : 1° au pont de Goumois par celle de SeigneUyier à Maiche; 2** au nouveau pont de la Goule ^ à 1,500 mètres en amont du ^wé du BiefdÈtoz, par celle de Noirmont à Maiche; 3** au nouveau pont de Biaufond par celles des Bois et de la Chaux-de-Fonds à Maiche. Ces deux dernières voies de communication sont tout nouvellement ouvertes pour favoriser le commerce des bestiaux entre la France et la Suisse; elles sont un danger au point de vue de la défense de cette partie de notre frontière, elles ont pu être construites en vertu du décret de 1863 qui a enlevé au génie toute immixtion dans les décisions relatives a la petite vicinalité de la zone frontière, décret qui du reste vient d'être modifié. La défense de ces roules est au passage du ravin du Doubs; des batteries installées au haut des pentes de la rive gauche les maîtriseraient complètement en couvrant de feux tous les lacets qu'elles décrivent pour descendre sur la rive droite. La protection de cette partie de la frontière doit être confiée aux troupes qui auront toute facilité pour surveiller le ravin du Doubs; en effet, les plateaux en France comme en Suisse ne forment qu'un immense pâturage et par suite il n'y a pas d'emplacement indiqué pour des ouvrages permanents. Haiche ou viennent se croiser les trois routes précédentes, où passent également la route do Saint-Hippolyte à Morteau et d'où part une route vers Besançon, est un nœud de communications et un point stratégique d'où les troupes rayonneraient dans toutes les directions.

En amont de Biaufond, le défilé du Doubs est plus resserré qu'en tout autre point ; il peut être considéré comme infranchissable et il n*y a guère à craindre d'agression de ce côté ; les deux seuls points de passage sont : l"" à to Rassc

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