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CHAPltRE VII. - FRONTIERE DU JURA OU FRONTIERE SUISSE. 213
à 1,000 mètres de Biaufond où existe un bac et où on va construire une passerelle pour le passage de la route de Morteau ; 2^ aux Planchettes où il y a une passerelle.
Au sud du lac des Brenots, le Doubs n'est pas aussi encaissé qu*au nord; entre le lac et Pontarlier, il existe H ponts, ce sont ceux de Villers-U-Lac^ de Morteau^ de la Roche, de Remonot^ de la Ville-de-Pont^ de Montbenoitj d'Hau- Urive^ des Maisons du Bois^ d'Arçon, de Doubs et de Pontarlier; quelques-uns ne servent qu'à mettre les villages français de la rive droite en relation avec la route qui suit la rive gauche, mais d'autres donnent passage à des routes venant du Locle et de la combe de la Brévine; ces derniers sont au nombre de quatre.
[^ Au pont de Villers, qui se trouve immédiatement au-dessus du lac, viennent se réunir trois routes, Tune venant de la Chaux-de-Fonds par les Planchettes et les BrenetSy la seconde du Locle par les Brenets, la troisième du Locle par le col des Roches; une route suit le Doubs de Villers à Morteau; un chemin actuellement en construction doit rejoindre directement Villers au plateau marécageux du Russey et au village de ce nom.
2"" A Morteau aboutit directement une route venant de la Chaux-éu-MUieu par Mont- le- Bon.
8* Au pont de la Roche, en amont de Morteau, viennent converger une route venant de la combe de la Brévine et une route venant de Pontarlier par la vallée des Allemands; ces deux routes se réunissent aux Gras et passent à la Grand*Combe.
A" A la Vllle^de-Pont, vient aboutir sur la route qui longe la rive gauche tlu Doubs de Morteau à Pontarlier, une route venant de la GrandXombe.
L'importance de nœud de communications de Morteau^ a été signalée depuis longtemps pai* le général Haxo qui proposait de le fortifier, ou plutôt de construire un fort à l'extrémité du contrefort du Bois de Geay entre Villers et Morteau; aujourd'hui le général de Rivières préfère occuper soit l'extrémité du mont Gaudichot (988") au-dessus de Mont-le-Bon, soit le sommet de Tantillon (1,165"") qui domine Morteau au nord; un ouvrage établi sur l'un de ces points serait au centre des communications qui aboutissent à Morteau et les maîtriserait toutes, y compris le chemin de fer en construction. Il servirait d'appui à la défense mobile, c'est-à-dire aux troupes chargées de surveiller cette partie si accessible de notre frontière de Morteau à Pontarlier. Les ouvrages du défilé de la Cluse en avant de Pontarlier appuieraient également l'aile droite de l'armée défensive.
En arrière du Doubs et du fort à construire à Morteau, l'assaillant aurait encore à franchir, avant d'arriver à Besançon, la ligne de défense du pla-
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teau Séquanais formée par le profond ravin du Des'soubre, la ligne du mont Chaumont et les gorges de la Loue. Le mont Ghaumont domine le plateau de 200 mètres environ, il est boisé, il n'est encore traversé par aucun chemin carrossable sur une longueur de 27 kilomètres entre la route de Morteau h Besançon et celle de Pontarlier à Besançon^ routes qui se réunissent vers rfl*^ pUal de Gros Bois ; pourtant on travaille à établir un chemin carrossable devant réunir Gilley à Orchamps-Vennes et à Longemaison par le col de Tounel, c'est auprès de ce col que le chemin de fer de Morteau traversera en liuinol le mont Chaumont. En arrière du mont Chaumont, la route d'Orchamps- Vennes à Aubonne forme une bonne ligne de rocade.
En cas d'attaque de cette partie de la frontière, c'est sur cette position du Mont-Chaumont, a Maiche^ à Orchamps et à Ouhans, que serait massé le gros des troupes, les avant-gardes gardant le ravin du Doubs. La gauche s'appuierait aux ouvrages du Lomont et au ravin du Dessoubre, la droite aux escarpements de la Loue, la retraite serait assurée sur Besançon. Le réduit de toute cette défense serait Besançon dont nous avons déjà étudié l'emplacement et énuméré les forts.
Ponterlier et Jougpne^. — A partir des Verrières, la frontière suit les crêtes les plus élevées du Jura ou les laisse à la France, en sorte que les routes sont moins nombreuses qu'au nord, qu'elles suivent de longs défilés et qu'il est possible de les intercepter toutes par des ouvrages de fortiflcation.
Pontarlier est le nœud des principales communications de la partie centrale du Jura ; à cheval sur les deux seules voies ferrées qui traversent la chaîne, c'est un point stratégique fort important, mais il serait difficilement fortiflable; les routes et les chemins de fer qui y aboutissent venant de Neuchâlol et d'Yverdon sont barrés par les forts de Joux et du Larmont en avant du village de la Cluse. C'est sur ce point qu'a été livré le dernier combat de la guerre de 1870-71 par l'arrière-garde de l'armée de l'Est, après la capitulation des Verrières. Les propriétés offensives et défensives de Pontarlier désignent cette position pour être le pivot de la défense du Jura central; il est donc important de s'assurer les moyens de la conser>eret d'empêcher qu'elle ne soit tournée. Voyons d'abord quelles sont les voies de communication qui y aboutissent.
Les voies ferrées qui mènent de Suisse à Pontarlier et se prolongent ensuite sur Dijon et Paris sont : 1* celle de Neuchdtel par les Verrières^ qui s'élève dans le Val Travers par des pentes ayant souvent une inclinaison de 25 millimètres par mètre et qui passe sous plusieurs tunnels dans celte étroite vallée; 2** celle de Lausanne par le coldeJougne^ qui passe à Yallorb'!