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t)14 LIVRE II. — LA FRANCE. — FRONTIÈRES DE TERRE.

Nizier, à Touest de la place. Cet ouvrage aurait pour but de relier Grenoble au massif du Villard-de-Lans, pays difficile, qui formerait une vraiç citadelle d'où Tarmée menacerait la ligne d'opérations des ennemis de Grenoble sur Lyon.

Liyon*. — Le dernier boulevard de la frontière des Alpes et de celle t1u Jura est la place de Lyon, située au confluent du Rhône et de la Saône; c'est aussi le principal objectif de toute agression en Savoie ou dans le bassin du lac de Genève. Lyon est la seconde ville do France et compte aujourd'hui une population de 325,000 âmes. La nécessité de protéger par la fortification cette cité si riche et si industrieuse, ce centre de si nombreuses communications, avait été reconnue depuis longtemps, et, vers 1840, on entreprit des travaux assez considérables, destinés à mettre la ville à l'abri d'une entreprise et à rendre à l'armée chargée de la défense de la frontière toute la liberté de ses mouvements. Lyon est assis sur les deux rives du Rhône et de la Saône ; ces deux rivières la partagent en trois parties. Sur la rive gauche du Rhône se trouvent les faubourgs des Bf^otteaux oi de la Guillotière^ et la plaine en avant est à peine ondulée par quelques monticules. Dans la presqu'île, entre le Rhône et la Saône, sont les plus beaux quartiers de la ville et, à l'extrême pointe, le quartier de Perrache avec le débarcadère du chemin de fer de Paris à la Méditerranée ; cette langue de terre, longue et étroite, est dominée au nord par les hauteurs populeuses de la Croix-Rousse, qui forment l'extrémité du plateau des Bombes. Sur la rive droite de la Saône s'élèvent les collines de Fourvières^ dominant les quartiers qui longent la rivière, ainsi que les faubourgs de Vaise et de Saint- Irénée, Au sud, le plateau de Sainte-Foy se prolonge jusqu'au confluent de la Saône et du Rhône. Au nord du faubourg de Vaise, le massif du Montd'Or projette ses croupes jusque sur la Saône et commande toute la position de Lyon ; il est traversé au col de Limonesi par l'ancienne route de Paris dont le tracé a été rectifié pour éviter les pentes raides qui donuenl accès au col; c'est là que s'est passée la principale action du combat livn* en 1814 par le maréchal Augereau pour couvrir Lyon.

La ville est défendue :

1<» A l'est , par la redoute de la Tête-d'Or, la lunette des CharpenneSy le fort des Brotteaux, la redoute de Part-Dieu^ aujourd'hui complètement entourée de maisons et sans valeur, le fort de Villeurbanne^ le fort de La Motte, le fort du Colombier et le fort de la Vitriolerie; ces forts sont réunis par une enceinte ;

S*» Au nord, par les foîHs de Montessuis et de Caluire qui ont été reliés par une grande courtine ; l'enceinte de la Croix-Rousse qui se trouvait en arrière du faubourg de ce nom, a été déclassée et démolie sous le dernier règne;

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