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CHAPITRE VIII — LA SAVOIE

3® A Touest, par les forts de Saint-Jean et de Yaise^ qui défendent i'entréti de la Saône dans Lyon ; par le fort de la Duchèrey qui couvre le faubourg dç Vaise; par le fort Loyasse et Venceinte de Fourvières, qui couronnent les hauteurs de Fourvières; enfin, par le /brf Saint-Irénée, la lunette du petit Sainte-- Foy et le fort Sainte-Foy^ qui couvrent le plateau de Sainte-Foy.

Ce système de défense est devenu insuffisant en présence de l'artillerie nouvelle; pour mieux couvrir les communications du nord et de Test de la France avec le midi, et de plus pour s'assurer des débouchés sur le plateau des Bombes vers Bourg", on construit de nouveaux forts à de grandes distances de la place.

Le terrain des environs de Lyon est partagé par le Rhône et la Saône en trois secteurs que nous allons examiner successivement :

1^ Rive droite de la Saône et du Rhône. — Une armée descendant la Saône doit, pour investir la place, chercher à s'établir dans la plaine d'Anse, au confluent de l'Azergues et do la Saône. Pour empêcher ce mouvement pt arrêter l'ennemi au nord, on occupe le massif du Mont-d'Or qui s'élève entre le Rhône et la route de Paris et qui domine tout le pays ; ce massif est. partout terminé par des jpentes très raides, il est d'accès difficile, il est très propre à former la citadelle et le réduit de la grande position fortifiée de Lyon. Le fort du Mont- Verdun, construit sur le point culminant du massif à la cote 625, bat la plaine d'Anse et la bifurcation du chemin de fer de Saint-Germain. Au sud du fort, la batterie des Carrières et la batterie du Narcel soutiennent les flancs de la position du côté de l'ouest; de plus la batterie de Narcel bat par 4 pièces les pentes qui descendent au nord dans la vallée de Poleymieux. L'ouvrage de Hontou, plus en arrière, bat le fond de la même vallée, voit en plein la crête au nord du village de Poleymieux et enfile la longue arête presque rectiligne du Montou depuis le point coté 612 jusqu'immédiatement au-dessus de la Saône. La batterie de la Fréta située sur le mont Ceindre bat vers le nord la vallée de la Saône et fouille les ravins du plateau de Satonay sur la rive gauche de cette rivière. Les communications avec Lyon sont assurées par de nombreux chemins qui ont été ouverts dans le Mont-d'Or lyonnais et qui constituent un des principaux moyens de défense de cette position.

Au sud du massif du Mont-d'Or, la ligne de défense de la place suit la ligne de partage des eaux de l'Azergues et de la Saône jusque près de la Tour de Salvagny, et se replie en arrière du ruissau de Charbonnières jusqu'au plateau de Sainte-Foy. Les ouvrages projetés de ce côté sont : l*la Imtterie de Montcelard (267"), au-dessus du village de Charbonnières; 2^ la batterie de Brussin; 3<* le fort du Clos /îoua? au-dessus de Chapenost au point culminant (331™) des hauteurs qui séparent le ruisseau de l'Yseron de celui du Garon ; 4* la batterie de l'Orme toute voisine du fort précédent ; 5** la batterie de Câte-Lorette à l'extrémité de la crête de ce nom en avant de Saint-

:n() LIVRE II. — LA FRANCE. - FRONTIÈRES DE TERRE.

Genis-Laval. Enfin on se ferme sur le Rhône en occupant le plateau dlrigny où on vient de construire deux batteries permanentes : la batterie de Hontcorin et celle de Champ villard. La bnlierie de Dameite projetée à IVxtrémité orientale du môme plateau croisera ses feux avec le fort de Feyzin.

Si môme ou avait assez de troupes, il conviendrait de tenir la ligne du Garon jusqu'à Givors et de maîtriser par un fort ouvrage les ponts de coUt* ville et Taccôs de la vallée du Gier; on avait projeté un fort dans le voisinage du village de Millery pour servir de soutien et do réduit à celte position, mais il semble abandonné.

2** Rive gauche du Rhône. — Sur la rive gauche du Hhône, on occupe les massifs de Feyzin et de Bron. Sur le premier, le fort de Feyzin (âSS™ bat la vallée du Rhône et croise ses feux avec ceux des batteries du j)lateau d'Irigny, il couvre les gares des marchandises de Lyon et les voies de garage qu'on établirait en cas de guerre; à Test Toccupation du plateau est complétée par la redoute de Corbas qui s'élève sur un promontoire dominant la plaine. Au centre de la plaine, le fort de Bron et les deux batteries de Parilly et de Lessigaz, situées à droite et à gauche sur le même plateau, maîtrisent les principales routes qui aboutissent de la frontière à Lyon. Pour appuyer la ligne de défense jusqu'au Rhône, on a construit la hatlerie de Cusset sur la berge qui domine la plaine basse où le fleuve se dérive en plusieurs bras, et, au nord, il existe un épaulement pour pièces de campagne, qu'on désigne sous le nom de balterie de la Digue.

S"" Plateau entre Saône et Rhône. — Au centre du plateau situé entre le Rhône et la Saône et au point culminant de la ligne de faîte (328™), le fort de Vancia est destiné à favoriser le débouché par la route de Bourg sur le plateau des Dombes. Au sud de Vancia, la batterie de Sermenaz bat la route et le chemin de fer de Genève qui longent le Rhône; à l'ouest la batterie de Satonay auprès du village de ce nom soutiendra roceu[)ation du plateau entre le fort et la Saône. La ligne de défense s'étend depuis le village de Neyron jusqu'à Fontaines en passant par Vancia et Satonay; plusieurs ravins cpiî aboutissent à la Saône et qui coupent le plateau en avant du camp de Satonay permettront d'abriter des troupes pour les sorties; les communications de cette position avec Lyon sont faciles et sûres; enfin les forts de Montessuis et de Galuire, reliés par une courtine, forment réduit en arrière.

Telles sont les défenses de l'immense position de Lyon, elles devront, vu l'éloignement des points fortifiés, être complétées au moment d'une guerre par de nombreuses batteries. En outre du camp de Satonay, il existe encore à proximité de Lyon un autre camp d'instruction, celui de la Yalbonne, situé entre la ligne de Genève et le confluent de l'Ain et du Rhône.

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