‹ -Texte. Géographie militaire (volume 2)Chapitre 248 sur 256 · BASSES PYRÉNÉES · texte numérisé non relu

BASSES PYRÉNÉES

Trwkcé de la frontière. — A Touest du pic d'Orhy, la limite de la France et de TEspagne ne suit plus la crête des Pyrénées : elle commence par laisser à la France Timmense forêt d'Iraty, plantée de hêtres magnifiques, aux sources du torrent du môme nom ; elle correspond un instant à la ligne de séparation des eaux vers le col d'Orgambide ou d*Orbaïceta, mais elle Tabandonne bientôt et laisse à TEspagne le val Carlos, quelques-unes des sources du ruisseau des AldudeSj presque tout le bassin de la Bidassoa et même les hautes vallées de la Nivelle et de quelques torrents qui vont se jeter dans la Nive.

La frontière ne suit donc même pas la crête des monts de Basse-Navarre qui limitent au nord le bassin de la Bidassoa ; cependant elle traverse sur le versant nord de cette chaîne un pays montueux et facile à défendre. Toutes les routes carrossables viennent aboutir à Rayonne, la frontière ne peut être abordée par Tennemi que sur un front assez restreint et nous y possédons encore quelques lignes de défense assez fortes; néanmoins, les obstacles naturels les plus sérieux sont entre les mains des Espagnols.

Le Saison. — li» liive. — Communications avec l'Espagne* ^-Saint-^ean-Pied-de-Port.— Depuis le pic d'Anie jusqu'à la Bidassoa, c'est-à-dire jusqu'au pic de Lohiduz, la chaîne des Pyrénées conserve toujours une élévation assez considérable (1,100 à 2,000"»), le versant et les contreforts du pays basque sont recouverts de vastes forêts, les deux pays qu'elle sépare ne peuvent communiquer dans cette partie que par des chemins muletiers.

De Tardais et de Larrau dans la vallée du Saison^ on communique avec Roncal et Ochagavia en Espagne par plusieurs sentiers praticables aux mu* lets, les plus fréquentés sont celui du col de la Piz (1,400*"), celui du port de Belhay (1,700"), celui du port de Larrau (1,350"). Une route de voitures rejoint Tardets à la vallée d'Aspe.

La forêt d'Iraty n'est traversée que par de mauvais sentiers qui conduisent de Saint-Jean-Pied-de-Port à Ochagavia en passant au pont d'Aborreta.

Des chemins plus faciles et plus fréquentés que tous les précédents mettent en communication Saint-Jean-Pied-de-Port, au confluent des trois ruisseaux qui forment la Nive, avec l'Espagne : 1** un chemin muletier très fré-

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