DESCRIPTION DU TERRAIN. — OROGRAPHIE
Bassin n^éologiqne de Paris ^. — Au sud de la frontière francobelge, la contrée qui s'étend jusqu'au plateau central de la France forme au point de vue militaire et au point de vue géologique un seul tout, c'est le bassin parisien. Ce bassin géologique est très nettement délimité par les granits ou les terrains anciens de la Bretagne, du plateau central de la France, des Vosges, des Ardennes et du centre de l'Angleterre; il comprend la partie centrale du bassin de la Loire et le sud de l'Angleterre. Les plateaux de molasse de la Beauce que la Loire n'a pu percer à Briare ont détourné ce fleuve de sa direction primitive et l'ont seuls empêché de se réunir à la Seine; la dépression du Pas-de-Calais et de la Manche a séparé l'Angleterre de la France, mais ce sont les mêmes terrains d'un côté comme de l'autre de ce bras de mer.
Au centre de ce bassin géologique, Paris est Tobjectif principal de toutes les guerres contre la France. A l'intérieur, les couches des terrains sédimenlaires sont venues se superposer et leurs terminaisons forment des bourrelets de collines concentriques dont les arêtes ont été usées inégalement par le temps et par les eaux suivant le degré de dureté de la roche qui les constitue. Ces crêtes sont surtout marquées à l'est de Paris et elles se terminent en pentes raides vers l'extérieur du bassin.
Les collines triasiques, jurassiques ou crétacées de la Lorraine et de la Champagne viennent mourir au nord à une grande dépression qui existe au pied du plateau schisteux de l'Ardenne. Le massif des Ardennes limite vers l'est le théâtre d'opérations franco-belge et le sépare du théâtre d'opérations franco-allemand. Il forme l'extrémité occidentale des vastes plateaux de terrains de transition qui s'étendent sur les deux rives du Rhin de Bingen à Bonn; les quelques crêtes parallèles qui dominent cette région ont toutes la même orientation, 55® est du méridien de Paris ; elle caractérise le soulèvement du Hûnsrûck.