‹ -Texte. Géographie militaireChapitre 124 sur 206 · Consulter la carte · texte numérisé non relu

Consulter la carte

armée pénétrant en Allemagne après avoir franchi le Rhin inférieur; c'est probablement dans les gorges du Lippscher -Wald, à l'extrémité méridionale de la crête, que furent anéanties les légions de Varus. Après la guerre de 1870, les Allemands élevèrent à Detmold une statue colossale à Arminius ou Hermann pour célébrer ce premier triomphe de la race tudesque sur la race latine. Germanicus vengea dans plusieurs expéditions ce désastre de Varus; après avoir traversé les marais deBourtange, il pénétra au delà du Weser où il battit Arminius. Plus tard, Gharlemagne anéantit plus d'une armée saxonne dans cette même région; avant d'asservir le pays et de créer les villes épiscopales de Paderborn et d'Osnabruck, il avait renversé l'ancienne idole d'Irmensul qui, d'après la tradition, se trouvait sur le Marsberg, hauteur qui domine la Diemel et qui est située au sud de la plaine de Westphalie.

IHoiits du "Weseï^. — Au nord du Teutoburger-Wald, une autre crête de même composition géologique et de même direction est percée par le Weser en amont de Minden à la célèbre porte de Westphalie. A l'ouest du Weser, elle est désignée sous le nom de Wiehen-Gebirge, elle se prolonge jusqu'à Osnabriick et n'a pas 200 mètres d'altitude. A l'est, elle prend diverses désignations et atteint une hauteur plus grande; ce sont les Monts du Weser et le Sûntel-Gebirge (4 il "'). Elle s'interrompt aune large brèche qui donne passage aux chemins de fer de Hameln à Hanovre et à Hildesheim. Au sud, des crêtes très marquées appelées Der Ith (405™) et Der Hils (460"*) séparent le Weser de la Leine et viennent se souder au plateau boisé du SoUinger-Wald (494°*).

Au nord-est du Siintel-Gebirge, une crête de même direction, le Deister (350"*), accidente encore la plame jusque vers Hanovre. G'est au pied de ces colUnes du Siintel, qu'en 782 Witikind infligea aux armées franques une défaite aussi complète que celle subie par Varus dans le Teutoburger- Wald ; mais Gharlemagne ne se contenta pas comme Auguste de pleurer ses légions, il fit aux Saxons une guerre sans trêve ni merci et finit, après trois années de luttes, par les soumettre et les convertir.

Bescpiption de la plaine saxonne^. — 11 n'existe ni hauteur, ni colline dans la plaine saxonne proprement dite au nord du Teutoburger- Wald et des Monts du Weser. A l'est, les landes du Lunebourg (Liineburger Heide) forment un plateau sablonneux de 100 mètres d'altitude, dont le point culminant n'a que 171 mètres ; les sables y sont recouverts de forêts, de vastes bruyères et de maigres prairies. A l'ouest s'étendent d'immenses tourbières depuis le bas Weser jusqu'au Zuiderzée, la plus connue est le

Page 1