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CHAi>ItR£ VI. --- DÉFENSE DE L'EMPIRÉ D'ALLEMAGNE. 2o1

pied des pentes du plateau de la Chartreuse (170"') qui doiiiiue le Rhin de 110 mètres et qui est lui-même dominé par les hauteurs boisées du Kûhhopf (384™); ces dernières recouvrent tout l'espace entre le Rhin et la Moselle et se terminent sur les deux cours d'eau par des pentes abruptes.

Au nord, sur la rive gauche de la Moselle, s'étend jusqu'à Andernach une plaine peu accidentée; la principale ondulation, le Petersberg^ ne la domine que d'une vingtaine de mètres ; les plateaux à 5 kilomètres à l'ouest atteignent 180 mètres; ils font face à la Chartreuse.

Sur la rive droite du Rhin, le terrain est bien plus accidenté que sur la rive gauche ; il est découpé par plusieurs ruisseaux très encaissés qui aboutissent dans le Rhin au village de Thaï; à 5 kilomètres en amont de la ville se trouve le confluent de la Lahn et du Rhin. Au nord de Thaï, Vèperon d'Ehrenbreitstein domine le Rhin de 120 mètres et est limité au sud et à l'ouest par des escarpements ; les crêtes d'Arzheim et de Pfa ffendorf siiuées plus au sud et à peu près de même hauteur se terminent sur le Rhin par des pentes très raides ; les plateaux boisés qui séparent ces positions de la Lahn, atteignent 360 mètres et dominent tout le pays.

Les fortifications comprennent quatre parties :

1° L'enceinte du corps de place formée vers la campagne de 6 fronts tenaillés et, le long du Rhin et de la Moselle, d'un mur crénelé avec quelques batteries.

2» Les ouvraged dû la rive droite de la Moselle : le fort Blucher dans la plaine; le fort Constantin^ le fort Alexandre et trois ouvrages en terre sur le plateau de la Chartreuse.

3^ Les ouvrages de la rive gauche de la Moselle : le fort François^ le plus important, sur le sommet du Petersberg; le fort Moselle^ le fort Bu-benheim et deux lunettes situées en avant; le foi t de t^'euendorf dems la plaine entre le Rhin et le fort Bubenheim ; ce dernier est relié au fort François par un mur crénelé précédé d'un glacis.

4^» Les ouvrages de la rive droite du Rhin : le fort d'Ehrenbreitstein^ véritable citadelle et point d'attaque do la place, il est précédé de Iwieltes en terre et relié à un fort inférieur dont les escarpes bordent le Rhin ; l'enceinte de la ville de Thaï; le fort d'Arzheim qui bat les ravins au sud d'Ehrenbreitstein; le réduit d'Arzheim avec un ouvrage principal et deux flèches flanquantes; le nouveau fort de Rheinhell situé en avant sur le plateau de Pfafïendorf et relié par un mur crénelé à la culée du pont du chemin de fer. Ces derniers ouvrages ont été remaniés dernièrement, on y a dépensé un peu plus d'un million,

Coblenz devait être le point d'attache des 12 canonnières du Rhin; on n'a construit que deux canonnières et deux monitors; on a renoncé aux autres,

Géographie» — 2« partie. IT

2Ô8 LIVRE li. — ALLEMAGNE.

las Obôuis ii'ayaat pas réussi par suite de rencaissement du fleuve et de la hauteur des digues.

Cologne^ -^ Cologne est une ancienne colonie de vétérans romains; elle devint au moyen âge la siège d'un grand archevêché, puis la capitale d'un des électorals ecclésiastiques du Saint-'Empire. Réunie à la France en 1801, elle était destinée à former le boulevard du nouvel empire contre une attaque venant du nord de TAUemagne; mais les traités de 1814 nous l'enlevèrent avant que les travaux de fortification projetés ne fussent commencés. Une partie de la contribution de guerre imposée à la France servit à améliorer ses fortifications.

Cologne est une grande ville de commerce située au point où le Rhin entre dans sa plaine basse, elle se trouve aussi sur la voie naturelle qui longe la région montueuse de l'Allemagne centrale et réunit la France septentrionale à la Russie occidentale. Elle possédait déjà de grandes richesses au moyen âge et renfermait 120,000 âmes; la guerre de 30 ans la ruina; mais, depuis le commencement du siècle, elle a de nouveau prospéré et aujourd'hui, avec ses faubourgs, elle compte plus de 175,000 habitants. Ses fortifications commandent le point principal de passage du Rhin depuis sa sortie des montagnes jusqu'à la frontière de Hollande; un grand nombre de chemins de fer s'y croisent; une armée basée sur cette place est parfaitement placée pour surveiller toute la plaine basse du fleuve; du reste plus au nord la place de Wesel remplit le même objet et complète Cologne.

Au point de vue offensif, le grand camp retranché de Cologne serait le point de départ des opérations dirigées contre Anvers et contre Liège ; il renferme un matériel considérable et de nombreux approvisionnements.

La ville de Cologne est sur la rive gauche du Rhin, le faubourg de Deutz sur la rive droite ; les terrains environnants sont plats, mais à un niveau supérieur à celui des hautes eaux du fleuve ; la contrée est très peuplée et bien cultivée. A 4 kilomètres à Touest, la plaine présente un ressaut d'une dizaine de mètres; à 12 kilomètres, la longue crête boisée, appelée die Ville^ domine la plaine d'une trentaine de mètres. La rive droite est plus accidentée ; à 4 kilomètres du Rhin existe encore un premier ressaut de 10 mètres, puis au delà des collines boisées atteignent rapidement 150 à 200 mètres.

Les fortifications de Cologne se composent encore aujourd'hui de quatre lignes successives construites à des époques différentes :

1° L'enceinte moyen dge a,vec tours qui enserre encore la ville ;

2° Venceinte du dix-septième siècle attribuée à Coehorn et modifiée depuis 1815; .

1, Consulter la carte OD.

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