‹ -Texte. Géographie militaireChapitre 193 sur 206 · CHAPITRE VI. — DEFENSE DE L'EMPIRE D'ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — DEFENSE DE L'EMPIRE D'ALLEMAGNE

le faubourg d^Innstadt est sur la rive droite de cette dernière rivière, celui à'Ilzsîadt est sur la rive gauche du Danube et de TIlz. Des ponts relient ces divers quartiers. La ville et ses faubourgs ne sont entourés que de murs d'enceinte ; les hauteurs escarpées de la rive gauche du Danube et de la rive droite do TIlz sont couronnées par la citadelle d'Oberhaus qui domine la Aille et ses ponts.

l^urzbuFg. — Sur ce même théâtre d'opérations de la Bavière, Wurzburg qui fut jusqu'en 1803, comme Passau, le siège d'un évêché souverain, et qui, avec ses 45,000 habitants, est aujourd'hui la cité la plus populeuse de la Franconie, est encore dominé par la forteresse de Marienberg construite en 1650 sur une hauteur de la rive gauche du Main. Ces ouvrages n'ont plus d'importance aujourd'hui et ne paraissent conservés que pour enfermer la garnison et protéger quelques élabhssements militaires.

FrottÉière d'Allemag^ne et de Bohême^ — Au nord du Bôhmer- Wald, l'Allemagne possède tout le massif du Fichtel-Gebirge et la haute vallée de l'Eger. L'Erz-Gebirge marque au nord de la Bohême la frontière des deux pays; l'Autriche empiète souvent sur le versant septentrional de cette chaîne ; mais, tandis que les vallées de ce versant sont à pentes douces, les montagnes forment au sud des escarpements de 300 à 400 mètres qui pourraient fournir aux Prussiens de bonnes positions.

La frontière suit la crête du Riesen-Gebirge, mais les principaux défilés à l'ouest et à l'est de ce massif appartiennent à l'Autriche qui n'a jamais su les défendre avec succès. Par l'entonnoir de Glatz, la Prusse fait une saillie très prononcée en Bohême et, grâce aux nombreuses routes qui partent de Glatz et pénètrent en Bohême, cette position favorise l'offensive prussienne et permet aux Allemands de tourner les défilés situés au nord ou au sud.

Les Sudètes et les Gesenke sont entièrement compris sur le territoire autrichien. La trouée de l'Oder ou Porte Morave offre une communication naturelle entre Breslau et Vienne; mais, si la lutte est circonscrite à l'Allemagne et à l'Autriche, elle n'a pas grande importance, parce qu'elle est excentrique par rapport à la direction des premières opérations. Dans les guerres passées les Prussiens ont toujours cherché à s'emparer de la Bohême avant de descendre en Moravie. Après la bataille d'Austerlitz, Napoléon aurait sans doute poursuivi les débris de l'armée russe par la trouée de rOder, si un armistice n'avait pas permis aux Russes de se retirer chez eux par étapes.

Page 1