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de défense de l'Helvétie; il rejette le système de cordon qui consiste à disséminer les troupes tout le long de la frontière, comme étant faible partout et n'ayant pas plus de valeur qu'une ligne de douaniers cherchant à couvrir le pays; il conseille de concentrer l'armée entre la Reuss et l'Aar, d'attendre l'ennemi de pied ferme et de tombei* sur ses colonnes à mesure qu'elles débouchent. Mais de quels avantages ne se prive-t-on pas en abandonnant ainsi à ses adversaires, sans coup férir, une foule de passages où jadis une poignée de braves défirent des arméôB entières ! Ce n'est pas ainsi qu'opéra Masséna, comme nous le verrons; du reste, en 1799, la protection de la nouvelle république helvétique, qui venait de s'organiser à l'image de la France, lui faisait un devoir de ne pas abandonner la moitié des cantons aux ravages et aux vengeances de l'ennemi.

Aujourd'hui, la Suisse, à l'exemple des autres Etats de l'Europe, veut organiser sur des bases plus sohdes la défense dé son territoire et étudie le système de fortification qui lui conviendrait lô mieux. Divers projets ont été présentés; le manque d'argent en fera sans doute ajourner encore pendant longtemps l'exécution. Celui qui semble le plus rationnel consiste à concentrer la défense dans le Jura bernois, à fortifier les débouchés de SoldUre, du Hauenstein et du Stafifelegg, surtout à occuper très fortement le Confluent' de l'Aar, de la Reuss et de la Limmat, qui a toujours passé pour un poibt stratégique de première importance^ Cette région serait, en cas de guerre, convoitée par les Allemands comme protection de leur Hgne du Rhin, et par les Français comme base d'opérations contre le haut Danube ; lés Suisses, en s'y établissant solidement^ espèrent ôter aux deux adversaires la tenta* tion d'envahir leur pays.

Front otiettt ou trontàéve d^ Fpaiice« — La frontière de la France et de la Suisse comprend deux parties distinotes : la frontière de Sai}oie et la frontière du Jura*

On sait que la Suisse a le droit d'occuper, en cas de guerre, toute la partie nord de la Savoie, qui a été déclarée neutre en 1815, au tnême titre que le territoire de la Confédération ; si donc Tarmée fédérale occupe le Chablaiê et le Faucigny et veut disputer le pays pied à pied à une armée française, les meilleures lignes de défense auxquelles elle peut S'appuyer, sont :

1® Celle du Rhône et du Fier^ appuyée d'un oôté à Genève et au Vuache, de l'autre au lac d'Annecy et au massif des Bornes ; la route du col des Aravie Bieelk d^Ugine à Sallanchee sont encore inachevées; la première semble abandonnée, et la seconde, qui doit traverser un tunnel dans les gorges de l'Arlyj ne sera pas ouverte avant deux ou trois ans d'ici, en sorte que, pour le moment, le seul chemin carrossable qui pétiètre sUr le territoire neutre, u l'est du lac d'Annecy, est celui de Faverges à Thones. Le Fier coule au

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