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ENTRE LA MEUSE ET LE BIESBOSCH

34° La place de Worcum (Woudrichem) avec la batterie de la digue de gauche de la Meuse.

35° Le fort de Hijswijk, construit en 1878 sur la rive gauche de la'Meuse, à trois kilomètres en amont de Worcum.

36<> Le fort et la batterie d* Aliéna, qui défendent la route de Geertruidcnberg.

37® L'ouvrage de la digue d'Uppel,

38<> La batterie de Bakkerskil, qui protège Técluse pratiquée dans la digue du Biesbosch.

Tous ces ouvrages comportent un armçment de 1,860 canons, obusiers ou mortiers.

Amsterdam. — La nouvelle ligne d'eau hollandaise une fois au pouvoir de Tennemi, la position d'Amsterdam forme le dernier refuge de Tarmée défensive. La partie nord de la ligne d'Utrecht est du reste intimement

1. Les ouvrages énumérés depuis le fort de Klop jusqu'au fort de Jutphiaas constituent le camp retranché d'Utrecht.

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liée à la défense de ce réduit central; mais, en arrière, on peut tendre de nouvelles inondations au moyen des écluses de la digue de gauche du Yecht. L'eau nécessaire, de même que pour la partie nord de la nouvelle ligne d'eau,* peut être fournie par le Lek ou, à défaut, par le Zuiderzée. On peut aussi inonder les polders qui sont au sud et à l*ouest d'Amsterdam, en sorte que cette capitale serait complètement entourée d'eau. Onze digues ou routes franchissent cette inondation à l'est et au sud de la ville ; leur défense et la protection des écluses exigera la construction de nombreux ouvrages, une vingtaine environ. Les quatre fortins qui existent aujourd'hui sur le pourtour de l'ancienne mer de Haarlem sont destinés à défendre les écluses maîtresses du canal d'enceinte du nouveau polder.

Lignes de défense vers le sud ^. — Une invasion venant du côté du sud rencontrera d'abord les grands cours d'eau que nous avons déjà énumérés : la Meuse, le Waal et le Neder-Rijn. La ligne de la Meuse est renforcée à l'est de Woudrichem par les forts Lœvenstein, Crèvecœur et Saint-Àndriès et par les ouvrages d'Heusden. Après avoir franchi ces fleuves, l'assaillant viendra encore se heurter à la nouvelle ligne d'eau hollandaise. S'il cherche à la tourner par l'ouest, il aura à franchir de véritables bras de mer : la Merwede, le Hollandseh Diep, le Volkerak et le Haringvliet.

Une ligne continue d'inondations s'étend du fort Saint- Andr lès à Geertruidenberg ; elle est séparée en deux par la digue de gauche de la Meuse ^de Vlijmen à Heusden; de Heusden à Geertruidenberg, elle double l'obstacle présenté par l'extrémité méridionale de la nouvelle ligne d'eau et couvre les ponts militaires de Woudrichem et de Lœvenstein. Plus à l'ouest, l'obstacle formé par le Hollandsch-Diep et le Volkerak est renforcé par la place de Geertruidenberg et par celle de Willemstadt, qui possède quelques ouvrages détachés : les anciens forts de Bovensluis, de Bel et de Ruiter. Des inondations couvrent ces deux places. Le passage de Moerdich n'est défendu que par un ancien ouvrage de terre.

En avant de Willemsdadt et de Geertruidenberg se trouve une ligne d'inondation appelée position de la Mark et de la Dintel^ du nom des deux rivières qu'elle suit. On a renoncé à la défendre d'une façon permanente, mais au moment d'une guerre, on pourra toujours tendre l'inondation et la renforcer par des ouvrages de campagne.

Défenses du côté de la mep. — Les seuls cours d'eau qui donnent accès dans la partie centrale de la Hollande, c'est-à-dire dans les provinces d'Utrecht, de Noord et de Zuid-Holland, sont : le détroit de Brouvershaven^ le Haringvliet et la Meuse de Rotterdam.

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