‹ Textes choisisChapitre 23 sur 100 · Tout maintient violemment son existence. (TF. 13, r · texte numérisé non relu

Tout maintient violemment son existence. (TF. 13, r

181. — La force (en manque ou en surcroît) est générée, comme fille du mouvement maté-

riel et petite-ülle du mouvement spirituel. Elle est mère et originaire du poids.

Ce poids est fini dans l’élément de la terre et de l’eau et cette force est infinie. Par elle d’innombrables choses se meuvent qui se font des instruments quand ils peuvent, ou bien que cette force engendre.

La force avec le mouvement matériel et le poids avec la percussion sont les quatre accidents potentiels d’où toutes les opérations humaines tirent l’être et la mort.

La force du mouvement spirituel a pour origine le mouvement qui parcourt les membres des animaux sensibles et gonfle leurs muscles, lesquels une fois gonflés agissent sur les nerfs à qui ils sont joints et d’où résulte la force des membres humains.

La qualité et la quantité de la force d’un homme pourront engendrer une autre force, proportionnelle, mais d’autant plus grande que le mouvement de l’une à l’autre sera plus long. (E. 22, v.)

182. — Chaque chose avec violence maintient son être. Et s’il était possible de donner un diamètre d’air à la sphère terrestre, à la façon d’un puits qui se voit de l’une à l’autre superficie, et si dans ce puits on laissait tomber un corps lourd, encore que ce corps voulût s’arrêter au centre, le mouvement serait tel que

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pour beaucoup d’années il l’en détournerait. (W. 13, r.)

183. — La violence est une vertu née du mouvement et transmise par le moteur à son mobile, lequel va autant que la violence dure. (B. 63, r.)

184. — La violence est l’impulsion de mouvement transmise du moteur à l’objet.

Toute impulsion tend à se perpétuer oû désire sa continuité.

Que toute impulsion désire se continuer, cela est prouvé par l’impression faite par le soleil sur l’œil de celui qui regarde, et dans l’impression du son occasionné par le marteau du frappeur de cloches.

Toute impulsion désire durer, comme le montre la violence du mouvement sur l’objet mû (G. 5, p.)

185. — L’eau d’elle-même n’a pas d’arrêt, ni de mouvement, à moins qu’elle ne descende.

L’eau par soi ne s’arrête pas, si on ne la contient. (F. 30, p.)

186. — L’eau qui se meut dans le fleuve, ou elle est appelée ou elle est refoulée, ou elle se meut d’elle-même.

Si elle est appelée, je veux dire amenée, qui l’amène ?

Si elle est refoulée, qui la repousse ?

Si elle se meut d’elle-mème, elle montre qu’elle a un dessein. Or dans les corps qui chan-

gent continuellement de forme, il ne peut pas y avoir de dessein, ni de conscience. (K. 101, v.)

187. — Aucune investigation humaine ne peut s’intituler véritable science si elle ne passe par la démonstration mathématique !

Et si tu dis que les sciences qui commencent et finissent dans l’esprit sont véritables, cela ne peut être concédé : mais on le nie par beaucoup de raisons, et d’abord, parce que dans tels discours spirituels l’expérience n’intervient pas, et sans elle il n’existe aucune certitude. (LU. 1.)

188. — Les hommes se plaignent injustement de l’expérience qu’ils accusent, avec de grands reproches, d’être trompeuse.

Laissez donc l’expérience et tournez votre lamentation contre votre ignorance. C’est elle qui vous égare, avec vos vains et absurdes désirs d’obtenir d’elle des choses qui ne sont pas en sa puissance; et pour cela, vous la dites fallacieuse. Bien plus, les hommes accusent l’innocente expérience de mensonge et de fausse démonstration. (G. A. 154, r.)

189. — L’expérience ne trompe jamais, mais seulement vos jugements, promettant de tels effets qui ne peuvent avoir leur cause dans nos expériences. C’est pourquoi, un principe étant donné, il est nécessaire que sa conséquence en découle vraiment, s’il n’y a eu empêchement. Néanmoins, sans empêchement, l’effet suit qui

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devait suivre, selon le principe posé ; et cet effet dépend plus ou moins dudit empêchement, plus ou moins actif surleprincipeposé.(C. A. 154, r.)

190. — Aucune certitude n’existe là où on ne peut appliquer une branche des sciences mathématiques ou bien qui n’est reliée avec les dites sciences. (G. 96.)

191. — Tout corps qui se nourrit va de mort continuelle à continuelle renaissance ; la nourriture ne peut entrer que par certaines voies quand la nourriture précédente est consommée, et quand elle est consommée il n’y a plus de vie ; et si tu ne rends une nourriture égale à celle déjà accordée, la vie diminuera ; si tu la supprimes la vie sera détruite. Mais si tu rends autant qu’il s’en détruit dans la journée, alors la vie renaît au lieu de se consumer, à la façon de la lumière de la chandelle nourrie par l’humeur qui alimente la flamme. Cette lumière, dans son cours très rapide est nourrie par le suif jusqu’à ce qu’elle meure, à sa consommation; et la splendide clarté finit en noire fumée, et sa mort dure autant que dure cette fumée, et la continuité de cette fumée égale la continuité de son aliment et à un moment la lumière meurt dès que cesse le mouvement de sa nutrition. (AS H. I. 89, r.)

192. — La chaleur est la cause du mouvement de l’humide et le froid de son immobilité, comme cela se voit dans la région froide qui arrête les nuages dans l’air.

Où il y a vie, il y a chaleur ; où il y a chaleur vitale, il y a mouvement d’humeur. (K. 1, r.)

193. — La science instrumentale oumécanique est très noble et s’élève sur toute autre pour son utilité ; c’est grâce à elle que tous les corps animés qui ont le mouvement font toutes leurs opérations. Ces mouvements naissent du centre de gravité placé au milieu des poids inégaux ; et ce point, en surcroît ou en insuffisance des muscles, fait levier ou contre-levier. (F. U. 3,r).

194. — La mécanique est le paradis des sciences mathématiques, parce que, avec elle, on vient au fruit mathématique. ( E . 8, r.)

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