Chaque instrument doit être fait avec l’expérience
Il ne faut pas blâmer la démonstration, hors de l’ordre du processus scientifique : aucune règle générale ne ressort de la susdite conclusion.^. 6.)
197. — Les trompeurs interprètes de la nature affirment que le vif argent est la commune semence de tous les métaux. Ils oublient que la nature varie la semence, selon la diversité des espèces qu’elle veut produire au jour. (LU. 501.)
198. — Des cinq corps réguliers : Contre certains commentateurs qui critiquent les anciens inventeurs qui firent la grammaire et la science, et qui se font cavaliers contre les inventeurs morts. Et pourquoi eux-mêmes n’ont-ils pu devenir
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inventeurs, sinon par la paresse et la commodité des livres, attentifs sans cesse, avec de faux arguments, à reprendre leurs maîtres? (F. 27, t>.)
199. — Je dirai que ceux qui étudient seulement les auteurs et non les œuvres de la nature sont, en art, les petits-fils et non les fils de cette nature maîtresse des bons auteurs. O profonde sottise de ceux qui blâment les hommes d’apprendre directement de la nature, laissant là les auteurs disciples de cette même nature.
Donc toi, Xénophon, qui voulais enlever des parties égales d’entiers inégaux, croyant que les restes fussent inégaux, s’ils demeuraient dans la même proportion que d’abord: tu t’es trompé.
200. — Qu’est-ce qu’un élément? il n’est pas au pouvoir de l’homme de définir la quiddité d’aucun élément; mais une grande partie de leurs effets nous est connue. ( C . A. 92, r.)
201. — La proportion non seulement se trouve dans les nombres et mesures, mais aussi dans les sons, poids, temps et lieux, et partout elle règne. (K. 49, r.)
202. — Parmi les études des causes et raisons naturelles, celle de la lumière rejoint davantage ses fervents ; parmi les grandes choses des mathématiques, la certitude de la démonstration épanouit particulièrement l’esprit des investigateurs.
La perspective donc présida à tous traités et
disciplines humaines dans le domaine où la ligne radieuse est compliquée par les modes de la démonstration où se trouve la gloire de la mathématique et plus encore celle de la physique ornée des fleurs de l’une et de l’autre.
Leurs résultats s’étendent sur un vaste terrain. Je les restreindrai en brèves conclusions entrelaçant, selon le mode de la matière, les démonstrations naturelles et mathématiques, parfois concluant des effets par la cause, parfois concluant les raisons par les effets; ajoutant ainsi à mes conclusions. (G. A. 200, r.)
203. — J’ai écrit que la qualité de temps est séparée de la géométrie. (R. 9,17.)
204. — Bien que le temps soit compté dans la quantité continue, comme il est invisible et sans corps, il ne tombe pas entièrement sous la puissance géométrique, qui le divise en figures et corps d’infinie variété, comme on le voit aux choses visibles et corporelles : mais ses premiers principes restent le point de la ligne. Le point, dans le temps, est équivalent à son moment; et la ligne ressemble par son étendue à une quantité de temps, et si les points sont le principe et la fin de la ligne, les moments aussi sont termes et principes de tout espace de temps ; et si la ligne est divisible à l’infini, l’espace de temps se divise de même, et si les parties diverses de la ligne sont proportionnelles
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entre elles, les parties du temps le sont aussi. (R. 916.)
205. — Avant de faire d’un cas une règle générale, on doit répéter deux et trois fois l’expérience, en observant si chaque fois les mêmes effets se produisent. (Z. 72, r.)
206. — Si on laisse tomber plusieurs corps de poids égal, l’un après l’autre, dans un temps égal, les excédents de leurs intervalles seront parmi les égaux (1).
L’expérience de ce théorème doit se faire en cette forme, savoir : prenant deux châtaignes d’égal poids et aspect, si on les fait tomber de grande hauteur de façon que, dans leur principe de mouvement, elles se touchent l’une l’autre ; l’expérimentateur sera en bas à observer si leur chute les a maintenues en contact ou non.
Cette expérience sera répétée, afin qu’aucun accident n’empêche ou ne fausse la preuve et que, l’expérience étant fausse, elle ne trompe celui qui la regarde. (M. 57, r.)
207. — Il y a une part dans l’astrologie qui n’est pas office des lignes visuelles, mais de la perspective fille de la peinture; car le peintre, pour les besoins de son art, a enfanté cette même, perspective, qui ne se peut faire sans lignes; et dans ses lignes rentrent toutes les figures variées des corps générés par la nature et sans lesquelles la géométrie serait aveugle.