LA FLAMME ET LA CHANDELLE
529. — Une flamme duraitdéjà depuis un mois dans le four du verrier, lorsqu’elle vit près d’elle une chandelle placée sur un beau et brillant chandelier, et avec un grand désir elle s’efforça de l’atteindre. Abandonnant son cours naturel et quittant les autres, elle choisit un tison où elle s’augmente et sort par une petite fissure et se jette sur la chandelle qui était voisine et avec avidité et gloutonnement la dévore jus qu’à la consumer.
Voulant ensuite parer au prolongement de sa vie, elle tente de retourner au four d’où elle est partie, mais elle mourut et s’éteignit avec la chandelle; enfin avec plaintes et pétillements elle se résolut en détestable fumée, tandis que toutes ses soeurs, les aurtes flammes, resplendissaient de longue vie et de beauté. (C. A. 67, r.)