‹ Textes choisisChapitre 60 sur 100 · FAUSSE SPLENDEUR · texte numérisé non relu

FAUSSE SPLENDEUR

530. — L’ét ourdi et vagabond papillon ne se contenta pas de pouvoir commodément voler dans l’air, il vint à l’attirante flamme de la chandelle, résolu à voler sur elle; et son joyeux mouvement fut suivi d’une subite douleur. A cette lumière ses délicates ailes se consumèrent et le malheureux insecte tomba tout brûlé au pied du chandelier.

Après beaucoup de plaintes et lamentations il essuie les larmes qui baignent ses yeux et levant son visage dit: — O trompeuse lumière, combien, comme moi, tu dois avoir déjà abominablement trompés 1 Oh! j’ai voulu voir la lumière ; ne devais-je pas discerner le soleil de la fausse lueur du sale suif? (C. A. 67, r.)

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