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ET DU FLEUVE EUPHRATE

719. — Au Diodare de Syrie, lieutenant du sacré sultan de Bdbylone .

La nouvelle catastrophe advenue dans notre

1. La description du Taurus, vu la nuit, ne me semble pas empruntée à la Météréologie d’Aristote ; je partage l’opinion de M. Edmondo Solmi, qui soutient que Léonard est allé en Asie. Ce voyage ne fut pas couronné du succès espéré et le maître le passa sous silence, autant qu’il put.

région septentrionale, qui a effrayé tout l’univers autant que toi-même, te sera dite avec ordre, montrant d’abord l’effet et puis la cause.

Me trouvant, dans cette partie de l’Arménie, à me consacrer, avec amour et sollicitude, à l’œuvre pour laquelle tu m’as appelé ; et pour commencer en ces parties qui me paraissaient être plus à notre intention, j’entrai dans la ville de Calindra (Kelindrech), voisine de nos frontières.

Cette cité se trouve sur cette partie du Taurus qui est divisée par l’Euphrate et regarde les cornes de ce grand mont, par le ponant.

Ces cornes sont si hautes qu’elles semblent toucher le ciel et qu’il n’y a pas dans l’univers un point terrestre plus haut que sa cime ; et toujours quatre heures avant le jour elle est frappée des rayons du soleil levant ; et comme par sa nature la pierre est très blanche, elle resplendit et pour les Arméniens elle fait l’office d’un beau clair de lune au milieu des ténèbres ; son élévation dépasse la plus grande hauteur des nuages d’un espace de quatre milles, en ligne droite. De beaucoup de points de l’Occident on aperçoit cette cime illuminée par le soleil depuis le coucher du soleil jusqu’à la troisième partie de la nuit, et c’est elle, que chez vous par un temps serein, nous avions d’abord prise pour une comète et qui nous paraissait dans les ténèbres de la nuit changer de forme, et tantôt

se diviser en deux ou en trois, et tantôt paraître longue et tantôt courte : cela provient des nuages qui s’interposent à l’horizon entre une partie du mont et le soleil. Ainsi coupée par les rayons solaires, la lumière du mont est entrecoupée par de variés étages de nuées et ainsi d’aspect variable, dans son éclat.

Le mont resplendit à sa cime pendant la moitié ou le tiers de la nuit et semble une comète à ceux du ponant ; ensuite, le soir, elle apparaît à ceux du levant.

Et cette comète change de forme, tantôt ronde, ou divisée en deux et trois parties ou d’ensemble, et tantôt se voile et tantôt se montre. ( G . A. 145, r.)

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