LES VOYAGES
« Viens, m'ont dit vingt chars rapides ; Le feu nous pousse à travers Bois épais, cités splendides, Monts et prés, champs et déserts.
Faisant honte aux hirondelles.
Tu croiras, sur nos essieux.
Que la terre a pris des ailes Pour passer devant tes yeux.
« Viens, me crie un beau navire, Voir Fhomme en tous les chmats, Voir en germe quelque empire.
Des ruines voir l'amas.
Par un caprice de l'onde, Tu peux, voguant avec moi.
Ajouter un nouveau monde A ceux dont le nôtre est roi.
« Des astres je sais la route, Viens, dit un aérostat ; Monte à la céleste voûte Pour en juger mieux l'éclat ; Sur maint problème à résoudre, Dans mon vol audacieux, Viens au-dessus de la foudre Sonder l'abîme des cieux. »
Partez tous. Ici je reste, Heureux d'un monde borné, D'oiseaux, de fleurs, monde agreste, D'ombrages environnés.
Quand la nuit étend son voile Et qu'au ruisseau transparent Vient se mirer une étoile, Oh ! que l'univers est grand !
Dernières Chansons, 140.
DEKNIEUES CHANSONS 245