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LE COUVENT DES SANS-SOUCIS

Un couvent va renaître, Couvent des Sans-Soucis.

Frères, il nous faut être Douze au plus, au moins six.

Proclamons en buvant ( -n- La règle du couvent. \

Sous cette règle austère Si l'on veut demeurer, Ce n'est qu'au monastère, Que l'on doit s'enivrer.

Proclamons, etc.

Entre poire et fromage Écrions-nous : Grands saints.

Du froid et de l'orage Préservez les raisins !

Proclamons, etc.

Confessons les fillettes,

Et chez nous, gi'ands docteurs,

Qu'un couvent de nonnettcs

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Prenne ses directeurs.

Proclamons, etc.

Nos douces sympathies N'ont à craindre aucun choc, Pas même ici d'orties Pour y jeter le froc.

Proclamons, etc.

Ma Blographiej 83.

C'est au couvent, et pour peindre le sort de ses frères en religion épicurienne, que Béranger écrivit sa célèbre chanson des Gueux, renouvelée d'une chanson bohème du règne de Louis XIV. Quand il chanta ces couplets, il ne songeait guère à s'illustrer comme chansonnier, encore moins à se faire l'avocat des « prolétaires » :

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