MON AME
Air des Scythes et des Amazones.
C'est à table, quand je m'enivi*e De gaîté, de vin et d'amour,
LES CHANSONS DE 1821 ==== si
Qu'inccrtîxiii du temps qui va suivre, J'aime à prévoir mon dernier jour. (Bîs.)
Il semble alors que mon Time me quitte :
Adieu, lui dis-je, à ce banquet joyeux ;
Ah ! sans regret, mon âme, partez vite ; } p.
En souriant remontez dans les cieux. \ ^'^" Kemontez, remontez dans les cieux... (Bis.)
Vous avez vu tomber la gloire
D'un Ilion trop insulté.
Qui prit l'autel de la Victoire
Pour l'autel de la Liberté.
Vingt nations ont poussé de Thersite Jusqu'en nos murs le char injurieux.
Ah ! sans regret, etc.
Cherchez au-dessus des orages
Tant de Français morts à propos.
Qui, se dérobant aux outrages.
Ont au ciel porté leurs drapeaux.
Pour conjurer la foudre qu'on irrite, Unissez-vous à tous ces demi-dieux.
Ah! sans regret, etc.
La Liberté, vierge féconde, Kègne aux cieux qui vous sont ouverts.
L'amour seul m'aidait en ce monde A traîner de pénibles fers.
Mais, dès demain, je crains qu'il ne m'évite ; Pauvre captif, demain je serai vieux.
Ah ! sans regret, etc..
Œuvres, II, 41.