L. 35, §L. 2, D., De verb. obligat. (xv
PAULUS. lib. dS, ad Sabinum.
Si in locando, conducendo, ven- «iendo, emendo, ad interrogationem quis non responderit ; si tamen consentitur in id, quod responsum est r valet quod actum est ; quia hi contractus non tam verbis, quam consensu confirmantur.
PAILUS. livre 1 2, sur Sabinas.
Si dans un louage ou une vente, l'une des parties ne répond pas à la demande qui lui est adressée et que néanmoins elle adhère à cette demande, le contrat est valable, parce que ces sortes de contrats puisent leur force dans l'accord des volontés et non dans les paroles.
La réponse qui sert de complément cala stipulation doit suivre la demande, sans intervalle, à moins cpie cet intervalle ne soit très-court (2).
5. Prœterea inutilis est stipulatio, si quid ad ea quse interrogatus erit, non respondeat : veluti. si decem aureos a te dari stipuletur, tu quinque promittas, vel contra ; aut si ille pure stipuletur, tu sub couditione promittas, vel contra, si modo scilicet id exprimas, id est, si cui sub conditione vjcI in diem stipulanti tu respondeas, pr.esenti die SF'ONDEO ; nam si hoc solum respondeas, PROMiTTO, breviter videris in eamdem diem vel conditiouem spopondissc ; nequc enim m cesse est in rcspondendo eadem omnia rcpeti, quae stipulator expresseiit.
En outre la stipulation est inutile lorsque l'on ne répond pas directement à la question qui vous est adressée ; par exemple, si l'on stipule de vous dix pièces d'or et que vous en promettiez cinq, ou \^n sens inverse, si on en stipule cinq et que vous en promettiez dix ; ou si l'on stipuiti purement it que vous promettiez sous con<lition, ou réciproquement. Toutefois cela n'est vrai (|u'autant que vous exprimez cette contrariété entre la réponse et la demande ; par exemple : si ^ celui qui stipule de vous sous condition nu à termo vnus répondi-z,
(4) L. 4, § 2, D.. De vc-li.ohUuat. (xi.v, I). Ce texte a été cité et traduit supra, page 112.
(2) L. 1.§1, et T.. 137, pr.. I)., Deverh. «////;/. (xlv. 1 ».
je promets pour aujourd'hui ; car si vous vous contentez de répondre je promets, vous serez considéré comme ayant promis d'une manière , brève avec le terme ou la condition compris dans la demande : il n'est pa^ enefl'et nécessaire de répéter dans la réponse tout ce qui a été inséré dans la demande.
Le commencement de ce paragraphe contient une decison rigoureuse et qui n'était plus suivie depuis longtemps à l'époque de Justinien. Nous la trouvons aux Institutes de cet empereur, parce que les rédacteurs copiaient les Institutes de Gaïus (1). Mais des textes du Digeste que nous allons citer prouvent que cette décision n'était plus suivie dès le temps d'Ulpien.