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Voltaire, Essai sur la poésie épique

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n'y plus revenir. Après avoir parcouru là Belgique ai la Suisse^ il s'arrêta à Venise, puis k Florence. En 18^3, il passa en Grèce, et se dévoua tout entier à la cause de Tin* dépendance; il mourut en 1824 à Missolonghi.

Le vide de l'âme , le besoin douloureux d'une croyance, le tourment d'une vie sans but, d'une activité sans objet, telle était, à la fin du dix-huitième diècle et au commencement du dix-neuvième^ la maladie des esprits supérieurs. Schiller dansses^ri^anci», Goethe surtout dans Wér^/ier, exprimèrent le malaise général. Mais ces deux grands poètes ne firent que traverser la région des nuages, et s'élevèrent bientôt dans le temple serein de la êogesse. Byron vécut et mourut dans la tempête : ce fut Ik «on élément. Dans tous les sujets, sous vingt noms divers, sous les traits de ChUd-Harold^ de Moara^ de Manfred^ c'est toujours lai*'même) toujours la même souffrance qu'il nous présente. Incrédule par l'esprit, Byron est profondément religieux par le cœur ; sons l'impiété de son langage perce une émotion vive et dou^ loureuse, une poétique aspiratidii vers une vérité inconnue mais adorée. Sa poésie, mélange d'ironie et de lyrisme, est l'image la plus vraie et la plus saisissante de l'époqne troublée où il vécut. Ses contemporains reoennnrent dans cette œuvre si personnelle en apparence leurs doates, leurs inquiétudes et leurs passions; aussi elit*il de aembfttti imitateurs.

FfN.

GOULOMMIERS. — TYP. ALBEKT PONSOT ET P. RRODARDa

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