‹ Textes classiques de la littérature française: extraits des grands écrivains français avec (volume 2)Chapitre 121 sur 126 · Hmnktf acte m, se. k · texte numérisé non relu

Hmnktf acte m, se. k

et commença à écrire son poème épiqne dont il avait conçu ridée pendant son voyage en Italie. A peine y avait-il mis la main y qu'il fut privé de la vue. Pauvre, abandonné, aveugle, il ne se découragea point. U employa neuf années k composer le Paradis perdu, que sa femme et ses filles écrivaient sous sa dictée. En 1667 parut la première édition, très-froidement accueillie du public. Milton resta pauvre et sans gloire; il mourut en 1674 sans se douter que son poème dût avoir un jour une réputation universelle < Son nom doit augmenter la liste des grands génies persécutés par la fortune ^. »

Ce ne fut guère que vingt ans après la mort de Milton qu'Addison, dans le Spectateur ^ proclama son génie. Le Paradis perdu est aujourd'hui l'orgueil de T Angleterre. Les défauts qu*il est facÛe d'y relever, les inventions bizarres, les subtilités, qui le gâtent en maint endroit, soni rachetés par des qualités de premier ordre. « Je fus le premier, dit encore Voltaire, qui fis connaître aux Français quelques morceaux de Milton et de Shakespeare. M. Dupré de Saint- Maur donna une traduction en prose française de ce poème singulier. On fut étonné de trouver dans un sujet qui parait si stérile une si grande fertilité d'imagination. »

Le Paradis perdu a été traduit en prose par Dupré de Saint'Maur^ Louis Racine^ Luneau de Boisgermain^ Cha^ teaubriaM, et en vers par Leroy et Delille. On trouve un Essai historique sur Milton dans les Mélanges littéraires de M. Yilkmain.

BTRON.

George Gordon, lord Byron, naquit en 1788 à Douvres. De 1809 à 1811, il visita le Portugal, l'Espagne, l'Albanie, la Grèce, la Turquie. A son retour, il décrivit sous un nom emprunté, dans le pèlerinage de Child-Harold^ ses propres aventures, et les impressions qu'il avait recueillies dans son voyage. En 1816, il quitta de nouveau l'Angleterre pour

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