Oàyisf.e, livre IV
2. Ma mémoire me trompait ici : le lion dont parle Hérodote était aux Thermopyles. Cet historien ne dit pas même que les os de Léonidas furent transportés dans sa patrie; ilprétebd, au contraire, que Xerxès fit mettre en croix le corps de ce prince. Ainsi les débris dfu lion que j'ai vus à Sparte ne peuvent point indiquer la tombe de Léonidas. iNote de Chaifauhriand.)
Le jour finissait lorsque je m'arrachai à ces illustres débris, à l'ombre de Lycurgue^ aux souvenirs des Thermopyles, et à tous les mensonges de la Fable et de l'histoire. Le soleil disparut derrière le Taygète, de sorte que je le vis commencer et finir son tour sur les ruines de Lacédémone. Il y avait trois mille cinq cent quarante-trois ans qu'il s'était levé et couché pour la première fois sur cette ville naissante. Je partis l'esprit rempli des objets que je venais de voir, et livré à des réflexions intarissables : de pareilles journées font ensuite supporter patiemment beaucoup de malheurs, et rendent surtout indifférent à bien des spectacles.