‹ Textes classiques de la littérature française extraits des grands écrivains français avec notices biographiques [etc.;] recueil servant de complément à l'Histoire de la Littérature françaiseChapitre 127 sur 347 · I . î.alinisme : Non possum quin. — 2. Fort rkh · texte numérisé non relu

I . î.alinisme : Non possum quin. — 2. Fort rkh

248 DIX-SEPl^ÈMË SIÈCLE.

BABPAGON. — De qui veux-tu parler?

LA FLÈCHE. — Des avaricieux.

HARPAGON. — Et qui sout-ils, ces avaricieux ?

LA FLÈCHE. — Des vilaius et des ladres.

HARPAGON. — Mais qui est-ce que tu entends par là?

tA FLÈCHE. — De quoi vous mettez-vous en peine ?

HARPAGON. — Je me mets en peine de ce qu'il faut.

LA FLÈCHE. — Est-cc quo VOUS cFoyez que je veux parler de vous?

HARPAGON. — Je crois ce que je crois; mais je veux que tu me dises à qui tu parler quand tu dis cela.

LA FLÈCHE. -^ Je parle.... Je parle à mon bonnet.

HARPAGON. — Et moi, Je pourrois bien parler à ta barrette*. .

LA FLÈCHE. — M'empêcherez-vous de maudire les avaricieux?

HARPAGON. — Non : mais je t'empêcherai de jaser et d'ôtre insolent. Tais-toi.

LA FLÈCHE. — Je ue nomme personne.

HARPAGON. — Je te rosserai si tu parles.

LA FLÈCHE — Qui se scut morvoux^ qu'il le mouche.

HARPAGON. — Te tairas-tu?

LA FLÈCHE. ^ Oul, malgré moi.

HARPAGON. ~ Âht ahl

LÀ FLÈCHE, montrant à Harpagon une poche de son justaucorpé^--» Tenez, voilà encore une poche : êtes-vous satisfait?

HARPAGON. — Allons, reudsie-moi sans te fouiller,

LA FLÈCHE. — Quoi?

HARPAGON. -^ Ce que tu m'as pris.

LA FLÈCHE. — Je uc VOUS ai rien pris du tout

HARPAGON. — Assurément?

LA FLÈCHE. — Assurément.

HARPAGON. ^ Adieu. Ya-fen à tous les diables!

LA FLÈCHE, à part, — Me voilà fort bien congédié.

HARPAGON. — Je te le mets sur ta conscience , au moins.

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