I . î.alinisme : Non possum quin. — 2. Fort rkh
248 DIX-SEPl^ÈMË SIÈCLE.
BABPAGON. — De qui veux-tu parler?
LA FLÈCHE. — Des avaricieux.
HARPAGON. — Et qui sout-ils, ces avaricieux ?
LA FLÈCHE. — Des vilaius et des ladres.
HARPAGON. — Mais qui est-ce que tu entends par là?
tA FLÈCHE. — De quoi vous mettez-vous en peine ?
HARPAGON. — Je me mets en peine de ce qu'il faut.
LA FLÈCHE. — Est-cc quo VOUS cFoyez que je veux parler de vous?
HARPAGON. — Je crois ce que je crois; mais je veux que tu me dises à qui tu parler quand tu dis cela.
LA FLÈCHE. -^ Je parle.... Je parle à mon bonnet.
HARPAGON. — Et moi, Je pourrois bien parler à ta barrette*. .
LA FLÈCHE. — M'empêcherez-vous de maudire les avaricieux?
HARPAGON. — Non : mais je t'empêcherai de jaser et d'ôtre insolent. Tais-toi.
LA FLÈCHE. — Je ue nomme personne.
HARPAGON. — Je te rosserai si tu parles.
LA FLÈCHE — Qui se scut morvoux^ qu'il le mouche.
HARPAGON. — Te tairas-tu?
LA FLÈCHE. ^ Oul, malgré moi.
HARPAGON. ~ Âht ahl
LÀ FLÈCHE, montrant à Harpagon une poche de son justaucorpé^--» Tenez, voilà encore une poche : êtes-vous satisfait?
HARPAGON. — Allons, reudsie-moi sans te fouiller,
LA FLÈCHE. — Quoi?
HARPAGON. -^ Ce que tu m'as pris.
LA FLÈCHE. — Je uc VOUS ai rien pris du tout
HARPAGON. — Assurément?
LA FLÈCHE. — Assurément.
HARPAGON. ^ Adieu. Ya-fen à tous les diables!
LA FLÈCHE, à part, — Me voilà fort bien congédié.
HARPAGON. — Je te le mets sur ta conscience , au moins.