I. Histoire de la Littérature françaisej page
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mort : une arête s'est engagée dans son gosier. La femme du paysan leur indique son mari, médecin fort habile, assure^t-^Uçi , mais possédé d'un singulier travers : il n'exerce son talent que malgré lui ; il ne guérit que quand il est battu. On va donc chercher le vilain : il refuse d'aller à la cour : on le bat suivant la formule ; il se laisse conduire. Même procédé devant le roi, même résultat : le vilain avoue sous le bâton qu'il possède le talent d^ guérir. Ses contorsions font si bien rire la princesse malade que l'arête sort de son gosier et qu'elle est guérie en effet.
Après cette cure merveilleuse le paysan veut retourner à ses moutons, mais tous les malades dQ la çpur et de la ville arrivfint au palais pour profiter de sa présence, Sa dieptèle grandit; sçs épaules s'en aperçoivent, Alors il invente un procédé pour se délivrer i la fois de tous sesi patients. Il allume un grand feu dans la cuisine oh il donne ses çonsiiltationSi et déclare à ses clients rassemblés qu'il n@ peut les guérir à moins que le plus malade d'entre eux, mis au feu et calçûné, n^ lui fournisse la poudre dq^t il a iDesoin. Tous s'écjiappent au plus vite^ et ac) déclarent radi? calement guéris, à la grande satisfaction du roi et de toute la cour.
On voit que ce conte a fourni à Molière l'idée du Médecin malgré M.