I. LE MEUNIER, SON FILS ET L'ANE
L'Invention des arts étant un droit d'a^pesse , Nous devons l'apologue à l'ancienne Grèce : Mais ce champ ne se peut tellement moissonner Que les derniers venus n'y trouvent à glaner, La feinte * est un pays plein de terres désertes ; Tous les jours nos auteurs y font des découvertes. Je t'en veux dire un trait assez bien inventé : Autrefois à Racan Malherbe l'a conté.
Ces deux rivaux d'Horace, héritiers de sa lyre, Disciples d'Apollon, nos maîtres, pour mieux dire, Se rencontrant un jour, tout seuls et sans témoins (Comme ils se confiuient leurs pensers et leurs soins),
Vheure natale. Les astrologues prétendaient déduire avec certitude la destinée future d'un homme de la position des astr^ dans le ciel au moment de sa naissance. Au dix-septième siècle, le préjugé de Tastrologie tenait encore dans bien des esprits. Longtemps après qu'on eut reconnu la vanité de cette superstition, il en resta des traces dans le langage :
Sous quel astre, bon Dieul faut-il que je sois né, Pour être de fâcheux sans ces&e assassiné ?
(Molière. Les Fâcheux^ acte I, scène i.)
Et Boileau, au début de VÀrt poétique :
Si son astre en naissant ne l'a formé poète....
De nos jours, bien des gens croient encore à leur étoile,