‹ Textes classiques de la littérature française extraits des grands écrivains français avec notices biographiques [etc.;] recueil servant de complément à l'Histoire de la Littérature françaiseChapitre 218 sur 347 · Z. LA MONTAGNE QUI AGCMUGHE · texte numérisé non relu

Z. LA MONTAGNE QUI AGCMUGHE

Une montagne en mal d'enfant Jetoit une clameur si haute Que chacun, au bruit accoui^nt.

Crut qu'elle accoucheroit sans faute D'une cité plus grosse que Paris :

Elle accoucha d'une souris.

Quand je songe à cette fable,

Dont le récit est menteur

Et le sens est véritable,

Je me figure un auteur

Qui dit : Je chanterai la guerre Que firent les Titans ' au maître du tonnerre. C'est promettre beaucoup : mais qu'en sort-il souvent t

Du vent.

Xn. LA POULE AUX ŒUFS D'OR.

L'avarice perd tout en voulant tout gagner.

Je ne veux, pour le témoigner.

Que celui dont la poule, à ce que dit la fable,

Pondoit tous les jours un œuf d'or.

Il crut que dans son corps elle avoit un trésor ; Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable A celles dont les œufs ne lui rapportoient rien, S'étant lui-même ôté le plus beau de son bien.

Belle leçon pour les gens chiche? 1 Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus^ Qui du soir au matin sont pauvres devenus^

Pour vouloir trop tôt être riches I

Page 1