UN FACHEUX
Apres tous ces propos qu'on se dict d'arrivée.
D'un fardeau si pesant ayant Tame grevée,
Je chauvy de l'oreille *, et demeurant pensif^
L'eschine j'alongeois comme un asne rétif.
Minutant me sauver de ceste tirannie.
Il le juge à jrespect': « 0! sans cérémonie,
Je vous suply, dit- il, vivons en compagnons*; »
Ayant, ainsi qu'un pot, les mains sur les roignons,
Il me pousse en avant, me présente la porte,
Et sans respect des Saints, hors l'église il me porte,
Aussi froid qu'un jaloux qui voit son corrival.
Sortis, il me demande : « Estes-vous à cheval?
Avez-vous point ici quelqu'un de vostre troupe? »
— - Je suis tout seul, à pied. » Lui, de in'offrir la croupe^
Moy, pour m'en dépêtrer, luy dire tout exprès :
« Je vous baise les mains, je m'en vais ici près ,
Chez mon oncle disner. — 0 Dieu ! le galand homme !
J'en suis *, » Et moy pour lors, c(»nme un bœuf qu*on assomme,
I Je baissai l'oreille.
2. Il prend mon silence et mon embarras pour des mà^^pl^8 do respect.