MALHERBE
PARAPHRASE WS PSAUME GZLT.
N*espéroD8 plus, mon ftme , aux promesses du monde ; Sa lumière est un verre, et sa faveur une onde Que toujours quelque vent empêche de calmer. Quittons ces vanités , lassons-nous de les suivre;
C'est Dieu qui nous fait vivre,
Cest Dieu qu'il faut aimer.
En vain pour satirfaire à nos lâches envies»
Nous passons près des rois tout le temps de nos viei
A souffrir des mépris et ployer les genoux^
Ce qu'Us peuvent n'est rien ; ils sont comme nous sommes,
Véritablement hommes.
Et meurent comme nous.
Ont-ils rendu l'esprit, ce n'est plus que poussiArs
Que cette majesté si pompeuse et si fière
Dont l'éclat orgueilleux étonne l'univers;
Et dans ces grands tombeaux , où leurs âmes hautaine^
Font encore les vaines,
Ils sont mangés dés vers.
Là se perdent ces nçms de maîtres de la terre^ D'arbitres de la paix, dé foudres de la guerre; Comme ils n'ont plus de sceptre, ils n^ont plus de flatteurs; Et tombent avec eux d'une chute commune
Tous ceux que leur fortune
F^isoit leurs serviteurs.