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PETIT-JEAN, DANS LA MAISON DU JUGE, VOISINE DE CELLE

DE GhIGANNEAU.

CHicANiŒAu, à la cantonade*

La Brie, Qu'on garde la maison, je reviendrai bientôt. Qu'on ne laisse monter aucune âme là-haut. Fais porter cette lettre à la poste du Maine.

i. Cerveau»

t^renâs-ihoi dans mon clapier trois lapins de garenne, Et chez mon procureur porte-les ce matin. Si son clerc vient céans, fais-lui goûter mon vin. Âh! donne-lui ce sac qui pend à ma fenêtre. Est-ce tout? Il viendra me demander peut-être Un grand homme sec^ là, qui me sert de témoin, Et qui jure pour moi lorsque j*en ai besoin : Qu'il m'attende. Je crains que mon juge ne sorte. Quatre heures vont sonner. Mais frappons à sa porte.

PETIT- JEAN, enti^ ouvrant la porte.

Qui va là?

CHICANNEAU.

Peut-on voir monsieur?

PETIT-JEAN, refermant la porte.

Non.

CHICANNEAU.

Pourrait-on Dire un mot à monsieur son secrétaire?

PETIT-JEAN

Non*

CHICANNEAU.

Et monsieur son portier?

PETIT-JEAN

C'est moi-même.

GHICANNEAU4

De grâce, Ëuvez à ma sauté» monsieur.

PETIT-JEAN

Grand bien vous fasse !

Mais revenez demain.

CHICANNEAU.

Hé I rendez donc Targent* Le monde est devenu, sans mentir, bien méchant. J'ai vu que les procès ne donnaient point de peine : Six écus en gagnaient une demi-douzaine. Mais aujourd'hui, je crois que tout mon bien entier Ne me suffirait pas pour gagner un portier. Mais j'aperçois venir madame la comtesse De Pimbesche. Elle vient pour affaire qui presse^

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