‹ Textes classiques de la littérature françaiseChapitre 129 sur 232 · Scène; 111. -- HARPAGON, CLÉANTE · texte numérisé non relu

Scène; 111. -- HARPAGON, CLÉANTE

HARPAGON. ^ C'est toi qui te veux ruiner par des emj condamnables?

GLUANTE, r^ C'est vous qui cherchez h vous enrichir par d si criminelles I

HARPAGON. — Oses-tu bien, après cela, paraître devant m

CLÉANTE. — Osez-vous bien, après cela, vous présenter i du monde?

HARPAGON. — N'as-tu point de honte, dis-moi, d'en vei débauches-là, de te précipiter dans des dépenses effroyabl faire une honteuse dissipation du bien que tes parents t'oi avec tant de sueurs?

CLÉANTE. — Ne rougissez-vous point de déshonorer votre { par les commerces que vous faites; de sacrifler gloire et r< au désir insatiable d'entasser écu sur écu^ et de renchéri d'intérêt, sur les plus infâmes subtilités qu'aient jamais j les plus célèbres usuriers ?

HARPAGON. «» Ote-toi de mes yeux, coquin; ôte-toi de m

GLUANTE. — Qui est plus criminel, à votre avis, ou celui q un argent dont il a besoin, ou bien celui qui vole un arg il n'a que faire?

HARPAGON. •* Retire>toi, te dis*je, et ne m'échauffe pas lec (Seul.) Je ne suis pas fâché de cette aventure ; et ce m'est de tenir l'œil plus que jamais sur toutes ses actions ^.

Page 1